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Environnement

« On va rester aussi longtemps que possible » : des « écureuils » tentent de bloquer l'A412

Reporterre · mis à jour 5 oct.

Plusieurs militants sont perchés sur des chênes centenaires situés sur le tracé de la future A412 en Haute-Savoie, afin d'en stopper les travaux. Mais les forces de l'ordre mettent la pression sur les militants, avec une expulsion partielle de la ZAD .

Contexte de l'A412

L’autoroute A412 est une infrastructure routière située en France, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle relie notamment les villes de Annecy et Genève, en Suisse. Ce projet s’inscrit dans une logique d’amélioration des liaisons transfrontalières et de désenclavement des territoires alpins. Cependant, son tracé suscite des contestations en raison de ses impacts environnementaux, notamment sur les espaces naturels et agricoles traversés. L’autoroute est gérée par l’État français et des collectivités locales, avec des financements publics et privés.

Protestataires surnommés écureuils

Les manifestants s’autodésignent sous le surnom d’écureuils, en référence à leur volonté de protéger les forêts et les écosystèmes locaux, symbolisés par ces animaux. Leur mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large de résistance aux grands projets d’infrastructures routières, perçus comme destructeurs pour l’environnement. Ces militants utilisent des méthodes de protestation non violentes, comme l’occupation de zones à défricher ou le blocage de chantiers, pour attirer l’attention sur leur cause. Leur détermination est illustrée par leur slogan : « On va rester aussi longtemps que possible », reflétant leur engagement à long terme.

Blocage de l'autoroute

Les écureuils tentent de bloquer les travaux de l’A412 en occupant des portions du chantier, empêchant ainsi les engins de construction d’avancer. Leur action vise à ralentir ou stopper le projet, jugé incompatible avec la préservation des milieux naturels. Les forces de l’ordre sont régulièrement déployées pour évacuer ces manifestants, ce qui donne lieu à des tensions et des arrestations. Selon les autorités, ces blocages entraînent des retards dans le calendrier du projet, initialement prévu pour s’achever en 2025. Les coûts supplémentaires générés par ces interruptions ne sont pas précisés dans l’article.

Arguments des écureuils

Les écureuils s’appuient sur plusieurs arguments pour justifier leur opposition à l’A412. Ils dénoncent notamment la destruction de 12 hectares de forêts et de zones humides, essentielles pour la biodiversité locale. Ils critiquent également l’absence de concertation suffisante avec les habitants et les associations environnementales avant le lancement du projet. Pour eux, cette autoroute symbolise une logique de développement non durable, privilégiant les véhicules individuels au détriment des alternatives comme les transports en commun ou le covoiturage. Leur combat s’inscrit dans une critique plus large des politiques publiques favorisant les grands projets routiers au mépris des enjeux climatiques.

Ce que ça pourrait changer

Les autorités, représentées par l’État et les collectivités locales, défendent le projet de l’A412 au nom du désenclavement économique et de la fluidification du trafic transfrontalier. Elles soulignent que les études d’impact environnemental ont été réalisées et que des mesures compensatoires sont prévues, comme la création de nouveaux espaces boisés. Cependant, les *écureuils* remettent en cause la pertinence de ces mesures, les jugeant insuffisantes ou inefficaces. Les forces de l’ordre interviennent pour faire respecter la loi et permettre la poursuite des travaux, malgré les protestations. Aucune date précise n’est donnée pour une résolution du conflit dans l’article.

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