NapseflowNapseflow
Géopolitique

Révocations de visas en Amérique latine : Donald Trump “sort l’artillerie lourde”

Courrier International · mis à jour 30 sept.

Dix-huit juges, procureurs, chefs d’entreprise et politiques latino-américains ont vu leur visa états-unien révoqué, le 28 septembre. Parmi eux, 13 Boliviens, pourtant ressortissants d’un pays membre du Bouclier des Amériques, la coalition continentale créée par Donald Trump.

Sanctions massives

Le 28 septembre 2026, les États-Unis ont annoncé la révocation des visas de 18 personnalités latino-américaines originaires de Bolivie, Colombie, Équateur et Pérou. Parmi elles, 13 Boliviens sont concernés, alors que la Bolivie fait pourtant partie du Bouclier des Amériques, une alliance continentale créée par Donald Trump en février 2026. Cette coalition regroupe des pays latino-américains dirigés par des gouvernements conservateurs et vise officiellement à lutter contre le narcotrafic. Washington a également prévenu qu’une nouvelle série de sanctions, concernant 20 autres Boliviens, serait bientôt annoncée. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large de pression diplomatique et économique contre certains acteurs politiques et économiques de la région.

Cibles et justifications

Les personnalités visées par ces révocations sont accusées par les États-Unis de porter atteinte aux gouvernements démocratiquement élus de leurs pays. Les motifs invoqués incluent des activités de corruption ou de trafic de stupéfiants. Parmi les cibles figurent des juges, procureurs, chefs d’entreprise et politiques, dont certains sont perçus comme des opposants aux gouvernements locaux ou aux intérêts américains. Par exemple, un homme d’affaires aurait financé illégalement le parti de l’ancien président colombien de gauche Gustavo Petro, tandis qu’un juge péruvien a été sanctionné pour ses positions controversées. Le département d’État américain a justifié ces mesures en affirmant que les responsables étrangers corrompus ne peuvent plus entrer librement aux États-Unis sous l’administration Trump.

Contexte géopolitique

Ces révocations s’inscrivent dans le cadre de la doctrine Donroe, une politique étrangère développée par Donald Trump pour renforcer l’influence des États-Unis en Amérique latine. Cette doctrine vise à isoler les gouvernements perçus comme hostiles ou peu alignés avec les intérêts américains, en utilisant des outils économiques et diplomatiques. Le Bouclier des Amériques, créé en février 2026, est un élément central de cette stratégie. Il regroupe des pays comme la Bolivie, la Colombie ou le Pérou, où des dirigeants conservateurs sont au pouvoir. Les États-Unis y voient un moyen de contrer l’influence de gouvernements de gauche ou critiques envers Washington, tout en luttant contre le narcotrafic, un enjeu majeur dans la région.

Ce que ça pourrait changer

Ces mesures ont suscité des réactions contrastées en Amérique latine. Certains gouvernements conservateurs, comme celui de Bolivie, pourraient y voir un soutien à leur politique intérieure, tandis que les opposants et les organisations de défense des droits humains dénoncent une instrumentalisation des visas à des fins politiques. Les sanctions pourraient également compliquer les relations diplomatiques entre les États-Unis et certains pays de la région, déjà tendues sur des sujets comme le commerce ou la sécurité. À plus long terme, ces révocations pourraient renforcer les tensions géopolitiques en Amérique latine, en alimentant un sentiment d’ingérence étrangère ou de pression excessive de la part de Washington.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.