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Droit

Nicaragua : l'ONU déplore de nouvelles atteintes aux droits civils et politiques

ONU : Droits humains · mis à jour il y a 15 j

Le chef des droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk, a déploré mercredi une série de développements au Nicaragua qui, selon lui, entravent l'exercice des droits civils et politiques, notamment des menaces visant à empêcher des personnes aux opinions politiques dissidentes de participer aux élections..

ONU alerte sur le Nicaragua

Le 22 juillet 2026, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a exprimé sa préoccupation face à une aggravation des restrictions des libertés fondamentales au Nicaragua. Il dénonce notamment des mesures visant à empêcher les opposants politiques de participer aux élections, comme l'annonce par le président Daniel Ortega de nouvelles lois pouvant exclure des candidats dissidents. Le pouvoir est actuellement exercé par Daniel Ortega et son épouse, Rosario Murillo. Depuis début juillet, les autorités ont retiré les accréditations de plusieurs avocats sans justification légale, et au moins 46 personnes sont détenues arbitrairement pour des motifs politiques. Volker Türk qualifie ces actions de démantèlement de l'espace civique et d'érosion de l'État de droit, soulignant une concentration excessive du pouvoir entre les mains du couple présidentiel.

Contrôle total du pouvoir

Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), le parti au pouvoir au Nicaragua exerce un contrôle absolu sur les institutions du pays. Il dirige le Parlement, toutes les municipalités ainsi que les conseils régionaux des côtes caraïbes Nord et Sud. Cette mainmise sur les institutions limite fortement la liberté d'expression et la participation politique des citoyens. Par ailleurs, environ un quart des 18 territoires autochtones du pays sont concernés par des concessions minières ou des projets d'extraction, souvent attribués sans consultation préalable, libre et éclairée des communautés locales. Le HCDH estime que l'espace civique est presque entièrement fermé, avec une répression systématique des opinions indépendantes.

Répression des communautés religieuses

Volker Türk s'est également dit inquiet des informations concernant une répression contre l'Église catholique et d'autres confessions religieuses au Nicaragua. Il a notamment évoqué le cas de Mgr Abelardo Mata Guevara, un évêque de 80 ans détenu le 29 juin sans que les autorités ne fournissent d'informations sur son sort, son lieu de détention ou son état de santé. Le Haut-Commissaire a exigé la libération immédiate de toutes les personnes arbitrairement détenues et a rappelé que le Nicaragua doit respecter ses obligations internationales en matière de droits de l'homme. Il a insisté sur la nécessité de rétablir l'État de droit et de permettre à tous les citoyens, quelles que soient leurs opinions politiques, de voter et de se présenter aux élections.

Ce que ça pourrait changer

Le Secrétaire général de l'ONU a également exprimé son inquiétude face à l'érosion continue de l'espace civique et politique au Nicaragua. Son porte-parole, Stéphane Dujarric, a rappelé que les autorités nicaraguayennes ont la responsabilité de garantir le respect des droits de l'homme et de permettre aux citoyens de participer librement et en toute sécurité à la vie publique. Il a souligné l'importance des élections libres, où la volonté des électeurs peut s'exprimer sans contrainte. Ces déclarations s'inscrivent dans un contexte où les Nations Unies multiplient les alertes sur la situation des droits humains dans le pays, sans que des mesures concrètes ne soient encore prises pour y remédier.

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