Votre taxe foncière est surévaluée de 260 € : voici comment vérifier pour ne pas se faire avoir
Il existe un simulateur gratuit pour le faire..
Chaque année, de nombreux propriétaires paient leur taxe foncière sans vérifier si le montant réclamé est exact. Selon une étude citée par Le Parisien, l’administration fiscale commettrait des erreurs de calcul dans 87 % des cas, entraînant une surévaluation moyenne de 260 € par foyer. Ces erreurs peuvent provenir d’une mauvaise prise en compte des caractéristiques réelles du logement ou de données obsolètes. Il est donc conseillé de systématiquement contrôler le montant indiqué sur l’avis d’imposition pour éviter de payer plus que nécessaire. Une avocate fiscaliste, Manon Bellin, a même développé un outil gratuit, orka.tax, pour faciliter cette vérification et aider les propriétaires à repérer d’éventuelles anomalies.
Pour savoir si sa taxe foncière est correcte, le propriétaire peut utiliser le simulateur gratuit orka.tax, créé par l’avocate fiscaliste Manon Bellin. Cet outil permet de comparer le montant réclamé avec une estimation basée sur les caractéristiques réelles du logement, comme sa taille, son état ou ses équipements. Si une différence est détectée, il est possible de contester le montant auprès de l’administration fiscale. L’administration accepte généralement de corriger les erreurs, surtout si elles sont étayées par des justificatifs solides. Le remboursement du trop-perçu peut alors être effectué sur une période de deux à quatre ans. Ce simulateur est accessible en ligne et ne nécessite pas de compétences techniques particulières.
Pour contester une taxe foncière jugée trop élevée, le propriétaire doit se connecter à son espace personnel sur le site impots.gouv.fr et utiliser la messagerie sécurisée pour signaler une erreur de calcul. Il doit préciser les motifs de sa contestation et joindre les pièces justificatives nécessaires, comme des photos du logement ou des documents attestant de son état réel. La réclamation doit être déposée avant le 31 décembre de l’année suivant la réception de l’avis d’imposition, sous peine de voir la demande rejetée. Même en cas de contestation, le propriétaire doit payer la taxe dans les délais pour éviter des pénalités. Si la contestation est acceptée, le trop-perçu sera remboursé par l’administration fiscale.
En 2025, le ministère de l’Économie a décidé de mettre à jour les données concernant les éléments de confort de millions de logements en France. Ces éléments, au nombre de six, incluent le raccordement à l’eau courante, à l’électricité, la présence d’une baignoire, d’une douche, d’un WC ou d’un lavabo, ainsi que d’un système de chauffage ou de climatisation. Pour chaque élément, une superficie théorique est attribuée : par exemple, 4 m² pour l’eau courante ou 5 m² pour une baignoire. L’administration fiscale a estimé que 7,4 millions de logements en métropole ne comptaient pas ces éléments dans ses données et a donc ajouté automatiquement ceux manquants, ce qui a entraîné une hausse moyenne de la taxe foncière de 63 € pour ces foyers.
La décision de l’administration fiscale d’ajouter automatiquement des éléments de confort a suscité des critiques. Certains, comme le secrétaire général de la CGT finances, estiment que cette méthode est arbitraire, car elle suppose que tous les logements sont équipés sans preuve tangible. Selon eux, cela revient à imposer une hausse d’impôt sans justification réelle, comme si l’administration fiscale ajoutait des revenus fictifs pour augmenter l’impôt sur le revenu. La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a répondu que les propriétaires pouvaient toujours contester leur imposition s’ils disposaient de preuves montrant que les éléments de confort n’étaient pas présents dans leur logement. Cette mise à jour a été appliquée à partir de 2026.

