NapseflowNapseflow
Généraliste

Six films à voir à l’occasion des Championnats du monde de cyclisme

Le Devoir · mis à jour il y a 4 j

De la fiction au documentaire, un rapide tour de piste de films qui permettent de considérer le vélo autrement..

Cinéma et cyclisme

Le vélo et le cinéma entretiennent une relation ancienne et riche. Dès 1934, le cyclisme inspire des œuvres comme 6 Day Bike Rider, une comédie populaire réalisée par Lloyd Bacon avec Joe E. Brown, reflétant l'engouement pour les courses de six jours, notamment au Forum de Montréal. Le vélo offre au cinéma des éléments visuels puissants : le mouvement, la vitesse, les paysages en mouvement, ainsi que la représentation des corps, de l'effort physique et de l'imaginaire collectif associé à ce sport. Les Championnats du monde de cyclisme à Montréal en 2026 (date mentionnée dans l'article) fournissent une occasion de redécouvrir cette thématique à travers six films variés, mêlant fiction et documentaire, et couvrant des époques et des lieux différents.

Triplettes de Belleville

Réalisé par Sylvain Chomet en 2003, Les triplettes de Belleville est un film d'animation qui explore la mythologie du cyclisme à travers une histoire onirique. Le personnage principal, Champion, s'entraîne jusqu'à l'épuisement pour participer au Tour de France, évoquant le champion italien Fausto Coppi, qui avait prévu de courir à Montréal en 1960 avant son décès prématuré. Le film mêle fantaisie et critique sociale, dépeignant un univers où le cyclisme devient une machine à produire des corps décharnés et des souffrances normalisées. La musique du Québécois Benoît Charest renforce l'atmosphère unique de cette œuvre, considérée comme un chef-d'œuvre du genre.

Soixante cycles

60 cycles, réalisé par Jean-Claude Labrecque en 1965, est un court-métrage documentaire de 16 minutes qui suit le onzième Tour cycliste du Saint-Laurent en 1964. Cette course de 2 400 kilomètres, traversant 13 pays et le Québec, est filmée comme une œuvre d'art visuel plutôt qu'une compétition sportive classique. Labrecque, avec la collaboration de Bernard Gosselin (caméra) et Werner Nold (montage), transforme les paysages, les villages et les spectateurs en une encyclopédie des techniques cinématographiques. Le film est aussi un document ethnographique sur le Québec des années 1960 et rappelle que les grandes courses internationales sur les routes québécoises ne sont pas un phénomène récent. Il est accessible gratuitement sur le site de l'ONF.

Marinoni et vélo québécois

Giuseppe Marinoni, coureur cycliste italien émigré au Canada à la fin des années 1960, est devenu une figure emblématique du cyclisme québécois. Après sa carrière sportive, il s'est consacré à la fabrication de bicyclettes, contribuant à développer une industrie locale du vélo. Le documentaire Marinoni: The Fire in the Frame (Tony Girardin, 2015) le suit à 75 ans, alors qu'il prépare un record de l'heure sur piste dans sa catégorie d'âge. Le film met en lumière son parcours, son engagement passionné et son rôle dans la promotion du cyclisme au Québec. Bien que le film soit inégal sur le plan technique, il est porté par la personnalité charismatique de Marinoni, qui incarne l'artisanat et la persévérance.

Breaking Away et émancipation

Sorti en 1979 et réalisé par Peter Yates, Breaking Away raconte l'histoire de Dave Stohler, un jeune ouvrier d'une petite ville de l'Indiana fasciné par les coureurs cyclistes italiens. Le film explore comment le vélo peut devenir un outil d'émancipation sociale et de construction de soi, surtout dans un contexte où les vélos de course coûtaient alors quasi le prix d'une automobile. Dave se fait passer pour un Italien et rêve de participer à la Little 500, une course cycliste annuelle organisée depuis 1951 à l'Université de l'Indiana. Le récit aborde les tensions entre classes sociales et la quête d'identité, faisant du cyclisme bien plus qu'un simple décor.

Petite reine et dopage

La petite reine (Alexis Durand-Brault, 2014) est un film québécois inspiré de l'histoire vraie de Geneviève Jeanson, prodige du cyclisme féminin dont la carrière a été brisée par un scandale de dopage à l'EPO. Laurence Lebœuf y incarne Julie Arseneau, une championne cycliste soumise à la pression de la performance et aux manipulations de son entraîneur. Le film aborde des thèmes comme la dépendance, le mensonge et les rapports de pouvoir dans le milieu sportif. Bien que certaines scènes de fiction soient critiquées pour leur manque de réalisme, l'œuvre reste un témoignage poignant sur les dérives du cyclisme professionnel, avec des scènes tournées à Montréal et en Europe.

Ce que ça pourrait changer

Réalisé par le Danois Jørgen Leth en 1976, *Un dimanche en enfer* (*A Sunday in Hell*) est un documentaire culte centré sur Paris-Roubaix, l'une des courses cyclistes les plus mythiques au monde. Le film suit l'épreuve de 1976, où des légendes comme Eddy Merckx, Roger De Vlaeminck et Francesco Moser s'affrontent sur des pavés difficiles. Contrairement aux retransmissions télévisées, le documentaire met en avant l'effort humain, les paysages, les crevaisons et l'ambiance des spectateurs. Pour le réaliser, Leth avait préalablement parcouru le trajet de la course et mobilisé 27 cameramans le jour J. Le résultat est une œuvre qui capture la quintessence du cyclisme comme épreuve à la fois sportive et humaine.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.