Comment Lionel Messi, Erling Haaland et Kylian Mbappé font perdre des millions d'euros aux bookmakers
Des milliers de parieurs ont remporté des gains exceptionnels après avoir anticipé une série de performances jugée très improbable. Un scénario qui rappelle que les paris combinés, habituellement très lucratifs pour les opérateurs, peuvent parfois se retourner contre eux..
La phase de groupes de la Coupe du monde 2026 a surpris les entreprises de paris sportifs en générant des pertes financières importantes. Selon le Financial Times, ces premières semaines de compétition ont été particulièrement coûteuses pour les opérateurs, malgré leurs attentes de profits. Bank of America estime que DraftKings, un géant américain des paris en ligne, a enregistré jusqu'à 50 millions de dollars (43,6 millions d'euros) de pertes durant cette période. Ces pertes surviennent malgré des investissements massifs dans des promotions et des paris en direct, conçus pour attirer de nouveaux clients et maximiser les revenus à long terme.
La Coupe du monde représente une opportunité majeure pour les bookmakers, qui y voient un moyen de capter l'attention et de fidéliser de nouveaux utilisateurs. Face à la concurrence accrue des plateformes prédictives comme Polymarket ou Kalshi, les sociétés de paris ont intensifié leurs dépenses marketing pour se démarquer. Leur objectif est d'attirer un maximum de parieurs, même si cela implique des pertes à court terme. Elles espèrent ensuite convertir ces nouveaux utilisateurs en clients réguliers, notamment vers des produits plus rentables comme les jeux de casino en ligne.
Les pertes des bookmakers s'expliquent en partie par des paris combinés, où les parieurs associent plusieurs prédictions en une seule mise. Ces paris offrent des gains potentiellement élevés, mais leur probabilité de réussite est très faible. Par exemple, lorsque Lionel Messi, Erling Haaland et Kylian Mbappé ont chacun marqué deux buts lors d'une même journée, des parieurs ayant misé sur ce scénario improbable (estimé à environ 1% de probabilité) ont remporté des gains élevés, aggravant les pertes des plateformes. Les bookmakers calculent généralement leurs cotes pour garantir une marge bénéficiaire, mais les performances exceptionnelles des favoris peuvent bouleverser leurs prévisions.
Les résultats des équipes nationales influencent directement les finances des bookmakers. Par exemple, les bons résultats de l'équipe des États-Unis ont représenté un risque important pour les opérateurs américains. De même, la victoire de l'Angleterre contre la Croatie (4-2), très prisée par les parieurs, a coûté 4,1 millions de livres (4,8 millions d'euros) à Flutter, la maison mère de marques comme Paddy Power ou FanDuel, pour ses clients britanniques. Ces pertes ponctuelles sont compensées par l'espoir de fidéliser des clients sur le long terme.
Malgré les pertes enregistrées pendant la Coupe du monde, les acteurs du secteur restent optimistes quant à leurs bénéfices futurs. Pour eux, cet événement est avant tout un levier d'acquisition et de visibilité. En attirant de nouveaux utilisateurs, ils espèrent les convertir en clients réguliers, notamment vers des produits plus rentables comme les jeux de casino en ligne. Cependant, l'article rappelle que le jeu peut être une addiction dangereuse et propose une ressource pour obtenir de l'aide, comme l'*Institut du jeu excessif* (0 970 444 444, disponible 7 jours sur 7 depuis 2008).

