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Début des mises à pied chez les travailleurs de Stelco à Hamilton

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 28 j

Ottawa a menacé Stelco de recourir aux tribunaux si la compagnie n'abandonne pas ses mises à pied..

Aciérie Stelco en Ontario

L’aciérie Stelco, située à Hamilton en Ontario, est une entreprise spécialisée dans la production d’acier. Elle emploie des centaines de travailleurs locaux et joue un rôle important dans l’économie régionale. En 2024, Stelco a été rachetée par la compagnie américaine Cleveland-Cliffs, un géant de l’industrie sidérurgique. Ce rachat a été autorisé sous certaines conditions, notamment le maintien des emplois au Canada. Cependant, depuis octobre 2026, Stelco a commencé à mettre à pied une partie de ses employés, malgré les engagements pris lors de cette acquisition.

Mises à pied annoncées

Cette semaine, Stelco a commencé à notifier des mises à pied à ses travailleurs à Hamilton. Entre 300 et 350 emplois pourraient être supprimés dans les prochaines semaines, selon le Syndicat des Métallos, qui représente les employés. Une première vague de licenciements est attendue dès cette semaine, avec d’autres prévues dans les deux semaines suivantes. À cela s’ajoutent des dizaines d’autres emplois menacés dans une autre usine de Stelco, située à Nanticoke. Un employé de Hamilton, Jordan Williams, a déjà reçu un avis de mise à pied prenant effet dès dimanche.

Raisons invoquées par Stelco

Stelco justifie ces mises à pied par la nécessité de suspendre temporairement certaines activités, notamment le laminage à froid et le revêtement de l’acier à Hamilton. Ces opérations pourraient être arrêtées pour une durée indéterminée, ce qui toucherait jusqu’à 500 employés. L’entreprise explique que ces mesures sont imposées par les tarifs douaniers américains sur l’acier, qui rendent ses activités moins rentables. Les tarifs douaniers sont des taxes imposées par un pays sur les importations de produits étrangers pour protéger ses propres industries.

Réactions du syndicat

Le président du Syndicat des Métallos à Hamilton, Ron Wells, a exprimé la colère et l’inquiétude des travailleurs face à ces licenciements. Il souligne que les employés sont préoccupés par leur capacité à payer leurs factures, mais que la colère domine. Selon lui, Stelco n’est pas tenue de donner un préavis de licenciement pour des mises à pied de moins de 35 semaines, en vertu de la loi provinciale de l’Ontario. Si ces mises à pied deviennent permanentes, les travailleurs pourraient bénéficier de compensations financières supplémentaires.

Ce que ça pourrait changer

Le gouvernement canadien, représenté par la ministre de l’Industrie Mélanie Joly, a réagi vivement à ces licenciements. Ottawa menace d’utiliser les tribunaux pour empêcher Stelco de licencier ses travailleurs, car le maintien des emplois était une condition imposée lors de l’acquisition de Stelco par Cleveland-Cliffs en 2024. Mélanie Joly a donné à l’entreprise un ultimatum de cinq jours pour présenter un plan respectant ses obligations. Elle a également rappelé que le PDG de Cleveland-Cliffs avait soutenu publiquement les tarifs douaniers américains, ce qui, selon elle, ne lui permet pas de se soustraire à ses engagements.

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