Steve Jobs avait une méthode simple ( et très efficace) pour résoudre un problème en 10 minutes
Face aux difficultés quotidiennes, Steve Jobs avait une méthode bien à lui pour trouver des solutions en moins de 10 minutes. La science a prouvé par la suite que cette méthode était très efficace..
Steve Jobs, cofondateur et ancien PDG d'Apple décédé en 2011, reste une figure inspirante pour de nombreux entrepreneurs et passionnés de technologie. Bien que ses méthodes de management aient parfois été critiquées pour leur sévérité, il a développé des techniques personnelles pour gérer les défis quotidiens, notamment professionnels. Parmi celles-ci, la règle des dix minutes occupait une place centrale dans sa routine de résolution de problèmes complexes. Cette approche consistait à s'isoler dans son bureau pour réfléchir intensément pendant dix minutes. Si aucune solution n'émergeait, il quittait alors son poste de travail pour marcher, souvent pieds nus, une habitude qu'il appréciait particulièrement. Selon son biographe Walter Isaacson, Jobs considérait ces promenades comme des moments propices à des conversations sérieuses, tant avec lui-même qu'avec ses collaborateurs, qu'il invitait parfois à l'accompagner.
Steve Jobs était convaincu que la marche stimulait sa créativité et lui permettait de trouver des solutions innovantes. Cette intuition a été validée par la science récente. Mithu Storoni, une neuroscientifique ayant étudié à l'Université de Cambridge, a publié en 2026 un ouvrage intitulé Hyperefficient: Optimize Your Brain to Transform the Way You Work, où elle explique que le cerveau ne fonctionne pas comme un muscle. Contrairement à une idée reçue, il ne s'agit pas de répéter les mêmes actions pour l'améliorer, mais plutôt de modifier ses habitudes et son environnement pour en optimiser les performances. En quittant son bureau, Jobs changeait de cadre, ce qui évitait à son esprit de sombrer dans la routine ou la léthargie, notamment en réduisant le temps passé à fixer des écrans. Storoni souligne que cette pratique permet de stimuler l'attention grâce aux stimuli extérieurs, tout en limitant les effets négatifs d'une vie sédentaire. Elle précise que même une marche de quinze minutes par jour peut atténuer une partie des conséquences néfastes d'un travail de bureau prolongé en position assise.
La méthode de Steve Jobs, bien que simple, s'appuie sur des principes validés par la recherche en neurosciences. Mithu Storoni explique que le cerveau humain a besoin de variété pour rester alerte et productif. En changeant d'environnement, comme le faisait Jobs en marchant, on évite l'endormissement des capacités cognitives, un phénomène où le cerveau, confronté à des stimuli répétitifs, réduit son activité pour économiser de l'énergie. La chercheuse met également en avant l'importance de l'environnement physique dans la stimulation de l'attention. Une étude récente confirme d'ailleurs qu'une marche courte quotidienne peut compenser partiellement les effets négatifs d'une position assise prolongée, souvent associée à des risques accrus pour la santé comme les troubles musculo-squelettiques ou les maladies cardiovasculaires. Cette approche rejoint les recommandations actuelles en matière de bien-être au travail, où l'équilibre entre concentration et mouvement est de plus en plus valorisé.
Pour appliquer la méthode de Steve Jobs, il suffit de suivre une procédure en deux étapes. D'abord, consacrer dix minutes à une réflexion intense sur le problème à résoudre, en s'isolant dans un environnement calme. Si aucune solution n'apparaît après ce délai, il est recommandé de se lever et de marcher, idéalement dans un cadre naturel ou en extérieur, même pour une courte durée. Cette transition permet de rompre avec la stagnation mentale et de relancer le processus de réflexion. Jobs lui-même pratiquait cette technique de manière systématique, y compris en intégrant ses équipes à ses promenades, transformant ainsi ces moments en opportunités d'échange et de brainstorming. Bien que l'article ne précise pas de durée minimale pour la marche, il souligne que même une courte durée peut suffire à stimuler la créativité, à condition de quitter son poste de travail pour changer de cadre.

