Après le rejet par Trump du plan de paix iranien, Téhéran réplique : “Nous ne céderons pas”
Donald Trump a rejeté, samedi 26 septembre, le plan soumis à Washington par Téhéran visant à permettre la réouverture “sous sept jours” du détroit d’Ormuz et la reprise des négociations entre les deux pays. De son côté, l’Iran a affirmé, ce dimanche, maintenir ses conditions et attendre encore une “réponse officielle” des États-Unis..
Le 26 septembre 2026, Donald Trump, président des États-Unis, a rejeté publiquement une proposition de paix soumise par l’Iran visant à réouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours. Ce détroit, situé entre l’Iran et Oman, est une voie maritime stratégique pour le transport de pétrole et de gaz vers le monde entier. Le rejet de Trump a été formulé lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, où il a qualifié la proposition iranienne d’inacceptable. Selon ses propos, l’Iran chercherait à conclure un accord pour ouvrir rapidement le détroit, car il subirait des pertes importantes. Trump n’a pas précisé d’alternative à cette proposition, laissant planer un flou sur la stratégie américaine. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays, avec des frappes militaires et des sanctions économiques déjà en place.
En réponse au rejet américain, l’Iran a réaffirmé sa position le 27 septembre 2026, déclarant qu’il ne céderait pas à la pression des États-Unis. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné que toute réouverture du détroit d’Ormuz dépendait du respect des conditions posées par Téhéran. Ces conditions incluent la levée du blocus des ports iraniens, la fin des sanctions américaines et l’arrêt des opérations militaires, notamment au Liban. L’Iran a également proposé d’autoriser des inspections de ses installations nucléaires par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), une organisation internationale chargée de vérifier le respect des traités de non-prolifération nucléaire. Cependant, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que la méfiance entre les deux pays était à son comble, rendant toute négociation complexe.
Le détroit d’Ormuz est une voie maritime essentielle pour le commerce mondial du pétrole et du gaz. En 2026, sa fermeture par l’Iran a provoqué une flambée des prix de l’énergie, y compris aux États-Unis, ce qui a accru la pression politique sur Trump à l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026. Les démocrates américains critiquent cette guerre contre l’Iran, la qualifiant d’inutile et désastreuse. La fermeture du détroit a également des répercussions économiques mondiales, car environ 20 % du pétrole mondial transite par cette voie. Les États-Unis et leurs alliés dépendent fortement de cette route pour sécuriser leur approvisionnement énergétique.
La proposition iranienne a été perçue comme un geste de bonne volonté par certains observateurs, notamment Ross Harrison, chercheur au Middle East Institute, qui estime que Téhéran cherche à montrer sa volonté de dialoguer. Cependant, Mike Hanna, envoyé spécial d’Al-Jazeera à Washington, considère que cette proposition est « morte dans l’œuf » en raison du rejet américain. De son côté, Trump a partagé sur sa plateforme Truth Social une image renommant le détroit d’Ormuz en « détroit de Trump », une provocation symbolique. Les analystes s’interrogent sur l’évolution de la situation, certains évoquant la possibilité d’un basculement du conflit vers une escalade militaire après les élections de mi-mandat.
La décision de Trump intervient à un moment clé pour les États-Unis, avec les élections de mi-mandat prévues le 3 novembre 2026. Ces élections permettent de renouveler une partie du Congrès et pourraient influencer la politique étrangère américaine. Les démocrates critiquent vivement la guerre contre l’Iran, la jugeant coûteuse et inefficace. Trump, quant à lui, a indiqué à ses conseillers qu’il prévoyait de reprendre les bombardements sur l’Iran après ces élections, bien que cette position puisse évoluer en fonction des résultats électoraux. La pression de l’opinion publique américaine, inquiète d’une « guerre sans fin », pourrait également peser sur ses décisions.
La fermeture du détroit d’Ormuz a des conséquences économiques majeures, notamment une hausse des prix du pétrole et du gaz. En 2026, cette situation a provoqué une inflation des coûts énergétiques dans le monde entier, y compris aux États-Unis. Les pays dépendants des importations de pétrole, comme la Chine ou l’Inde, sont particulièrement touchés. Les sanctions américaines contre l’Iran, combinées à la fermeture du détroit, aggravent cette crise. Les analystes soulignent que cette situation pourrait avoir des répercussions sur la croissance économique mondiale, déjà fragilisée par d’autres crises géopolitiques.

