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Géopolitique

“Zone de turbulences” : l’ONU met en garde contre un phénomène El Niño d’une ampleur exceptionnelle

Courrier International · mis à jour il y a 17 j

Publié ce 3 septembre, le dernier bulletin de l’Organisation météorologique mondiale prévient que l’épisode en cours du phénomène El Niño sera particulièrement puissant. Il risque d’augmenter la violence des perturbations météo et de durer jusqu’en 2027..

ONU alerte sur El Niño

Le 3 septembre 2026, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l’ONU spécialisée dans les phénomènes météorologiques, a publié un bulletin d’alerte concernant le phénomène El Niño. Selon les prévisionnistes, cet épisode sera d’une intensité exceptionnelle, comparable à celui des années 1950, et pourrait durer jusqu’en février 2027. El Niño est une phase naturelle du phénomène El Niño-oscillation australe (Enso), un cycle climatique qui alterne entre des phases chaudes (El Niño) et froides (La Niña) dans l’océan Pacifique. Ce cycle influence les conditions météorologiques à l’échelle mondiale. L’OMM souligne que cette intensité rare s’ajoute au réchauffement climatique d’origine humaine, amplifiant les risques de perturbations extrêmes.

Risques météorologiques accrus

El Niño provoque généralement des sécheresses dans certaines régions du globe, comme l’Australie ou l’Asie du Sud-Est, tandis que d’autres zones, notamment en Amérique du Sud, subissent des inondations et des cyclones violents. L’OMM et le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, mettent en garde contre une augmentation de la violence et de la fréquence de ces événements météorologiques extrêmes. Celeste Saulo, secrétaire générale de l’OMM, a déclaré que les effets de cet épisode pourraient s’aggraver à mesure qu’El Niño s’intensifie. Ces perturbations menacent directement les populations, notamment les plus vulnérables, et risquent de causer des déplacements massifs, des pertes humaines et des dommages environnementaux.

Impact sur le climat mondial

El Niño contribue à faire monter les températures dans certaines zones du globe, ce qui s’ajoute au réchauffement climatique déjà en cours. Selon António Guterres, la planète entre dans une zone de turbulences en raison de la combinaison de ces deux phénomènes. Il a souligné que la science est claire : les eaux océaniques se réchauffent, et les risques climatiques deviennent imprévisibles. L’OMM et l’ONU insistent sur l’urgence d’agir pour limiter ces impacts, notamment en renforçant les systèmes de détection précoce et en déployant des aides médicales préventives. Cependant, la violence de cet épisode particulier suscite des craintes quant à l’efficacité de ces mesures.

Réactions et préparations

Face à cette situation, les gouvernements et les scientifiques du monde entier multiplient les efforts pour réduire les risques. La BBC rapporte que des systèmes de détection précoce ont été renforcés, et des aides médicales préventives sont déployées. Malgré ces préparatifs, l’ampleur exceptionnelle d’El Niño fait craindre le pire, en particulier pour les populations fragiles. Celeste Saulo a reconnu que les perturbations et les ravages causés par les sécheresses et les inondations sont déjà visibles, et que ces effets devraient s’aggraver dans les mois à venir. L’OMM et l’ONU appellent à une action coordonnée pour protéger les populations et limiter les dommages environnementaux.

Ce que ça pourrait changer

Les scientifiques estiment que le réchauffement climatique d’origine humaine **intensifie El Niño**. Les preuves s’accumulent pour suggérer que les activités humaines, comme les émissions de gaz à effet de serre, modifient la fréquence et l’intensité de ce phénomène naturel. António Guterres a insisté sur l’urgence d’agir pour le climat, déclarant que la planète est engagée dans une **course contre la montre** pour gérer ces risques croissants. Il a souligné que la détermination à protéger les populations et à limiter les impacts climatiques doit primer sur toute autre considération. Cette situation rappelle l’importance de réduire les émissions de CO₂ et de s’adapter aux changements déjà en cours.

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