Affaire Thélyson Orélien : le roman était trop beau…
Chroniqueuse au quotidien québécois “La Presse”, Josée Boileau était en train de lire “C’était ça ou mourir” quand ont surgi les accusations d’écriture avec IA, puis de plagiat, contre le romancier d’origine haïtienne. Elle voudrait trouver une bonne raison de le terminer, “ce foutu roman trop beau”, mais le cœur n’y est plus vraiment..
Le romancier haïtien Thélyson Orélien, auteur du livre C’était ça ou mourir, est au cœur d’un scandale littéraire majeur révélé en septembre 2026. Des médias canadiens comme La Presse et Radio-Canada ont accusé l’écrivain d’avoir utilisé l’intelligence artificielle (IA) pour rédiger son roman, puis d’avoir commis des actes de plagiat. Ces allégations ont jeté une ombre sur son œuvre, pourtant saluée pour son style et son récit. Josée Boileau, chroniqueuse à La Presse, illustre l’impact de cette révélation : elle avait commencé à lire le livre, qu’elle qualifiait de « trop beau », mais a perdu l’envie de le terminer après avoir pris connaissance des accusations. Ce cas soulève des questions sur l’éthique de l’écriture à l’ère de l’IA et sur la confiance des lecteurs envers les auteurs.
Les accusations portées contre Thélyson Orélien reposent sur deux éléments distincts : l’utilisation présumée de l’IA pour écrire son roman et des actes de plagiat avérés. L’IA, ou intelligence artificielle, désigne des systèmes capables de générer du texte, des images ou d’autres contenus en imitant le style humain. Dans ce cas, des outils de détection ont suggéré que des passages du livre pourraient avoir été produits par une machine. Par ailleurs, des médias ont démontré que l’auteur avait plagié des œuvres existantes, une pratique consistant à reprendre des idées, des phrases ou des passages entiers d’autres auteurs sans les citer ni obtenir leur autorisation. Ces révélations ont révélé un système de tromperie qui a fonctionné pendant des années, sans éveiller de soupçons, ce qui interroge sur les mécanismes de contrôle dans le monde littéraire.
La révélation du scandale a provoqué une onde de choc dans le milieu littéraire. Josée Boileau, qui avait entamé la lecture du roman, a exprimé son désenchantement : elle avait acheté le livre en pensant découvrir une œuvre originale et captivante, mais les accusations ont brisé cette illusion. L’affaire met en lumière la vulnérabilité des lecteurs, souvent incapables de distinguer une œuvre écrite par un humain de celle générée par une IA. Par ailleurs, ce cas rappelle que la tromperie n’est pas un phénomène nouveau : elle existe depuis des siècles, mais l’IA offre aujourd’hui de nouveaux outils pour la faciliter. Les conséquences pour Thélyson Orélien sont encore incertaines, mais son image d’écrivain talentueux et intègre est durablement ternie.
L’affaire a été révélée par La Presse, un quotidien québécois fondé en 1884 et devenu un média entièrement numérique en 2016. Le journal, reconnu pour ses séries et ses dossiers de fond, a joué un rôle clé dans l’enquête qui a conduit aux accusations contre Orélien. La couverture de l’affaire par La Presse et Radio-Canada a mis en lumière les risques liés à l’utilisation de l’IA dans la création littéraire, un sujet de plus en plus débattu dans les médias. Le scandale survient dans un contexte où l’IA est au cœur de nombreuses discussions, notamment sur son impact sur les métiers de la création, comme l’a souligné Margaret Atwood dans une tribune récente. L’affaire Orélien illustre ainsi les défis éthiques et professionnels posés par ces nouvelles technologies.
L’affaire Thélyson Orélien soulève des questions fondamentales sur l’éthique de l’écriture à l’ère numérique. L’utilisation de l’IA pour rédiger des œuvres littéraires interroge : peut-on considérer qu’un texte généré par une machine est une création originale ? Par ailleurs, le plagiat, même s’il n’est pas nouveau, prend une dimension différente avec l’IA, qui peut faciliter la dissimulation des sources ou la réécriture de passages existants. Ce cas met en lumière la nécessité de repenser les règles déontologiques dans le monde de l’édition et de la création. Il rappelle aussi que la confiance entre un auteur et son public est un pilier essentiel de la relation littéraire, et que sa violation peut avoir des conséquences durables.

