Iran : 4 morts dans des frappes américaines, attaques sur Bahreïn et la Jordanie
Les frappes américaines dans la nuit ont visé le sud-ouest de l'Iran..
Dans la nuit du 23 au 24 juillet 2026, les États-Unis ont mené une série de frappes aériennes ciblant des positions militaires en Iran, marquant la 13e nuit consécutive de bombardements. Selon les autorités iraniennes, ces attaques ont causé la mort de quatre personnes et blessé cinq autres dans la région d'Ahvaz, une ville pétrolifère située au sud-ouest du pays. L'agence de presse gouvernementale Irna a relayé les déclarations d'un responsable provincial, Valiollah Hayati, qui qualifie ces frappes d'attaque « terroriste ». Les médias d'État iraniens ont également signalé des explosions sur l'île de Qeshm, près du détroit d'Ormuz, une zone stratégique pour le transport maritime du pétrole. Le président américain Donald Trump a justifié ces frappes par la nécessité de protéger la navigation dans le Golfe, tout en annonçant que les fonds iraniens gelés aux États-Unis seraient utilisés pour indemniser les dégâts causés aux navires dans la région.
En réponse aux frappes américaines, l'Iran a mené des attaques par drones contre des installations militaires américaines dans trois pays du Golfe : Bahreïn, la Jordanie et le Koweït. Selon l'armée iranienne, des drones Arash ont visé des réservoirs de carburant, des entrepôts et des casernes à Bahreïn, notamment sur la base aérienne Isa, où se trouvent des forces américaines. À Bahreïn, des explosions et des sirènes d'alerte ont été signalées, bien que le lien avec les frappes iraniennes n'ait pas été confirmé immédiatement. En Jordanie, l'armée iranienne a revendiqué des attaques contre des hangars pour aéronefs et des casernes à la base d'Al-Azraq. Au Koweït, les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir détruit des dépôts de matériel militaire à Camp Udairi et Camp Arifjan, ainsi que des installations à la base aérienne Ali Al-Salem. L'Iran a précisé que toute installation utilisée par les États-Unis au Moyen-Orient était considérée comme une cible légitime.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a vivement critiqué la décision de Donald Trump de saisir les fonds iraniens gelés aux États-Unis pour indemniser les dégâts causés aux navires dans le Golfe. Selon lui, cette mesure constitue un « précédent incendiaire » et viole le droit international. Araghchi a également menacé de tenir pour responsables tous les pays qui collaboreraient avec les États-Unis dans cette guerre. Lors d'un discours à une réunion de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghizistan, il a déclaré que toute participation ou assistance à une agression contre l'Iran engagerait la responsabilité internationale des parties concernées. Cette position reflète la stratégie iranienne de mobilisation diplomatique pour isoler les États-Unis et leurs alliés dans la région.
La guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran s'inscrit dans un contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient, où les tensions autour du détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport du pétrole, jouent un rôle central. Le détroit d'Ormuz est un passage étroit entre l'Iran et Oman, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. Les frappes répétées des deux côtés ont provoqué une escalade des violences, avec des répercussions sur la stabilité de la région. Bahreïn, qui abrite la Cinquième flotte de la marine américaine, a déjà été la cible de nombreuses frappes iraniennes depuis le début du conflit. Le Koweït, où se trouvent des bases américaines comme Camp Arifjan, a également été visé. Ces attaques illustrent l'intensification des hostilités et les risques pour la sécurité régionale, notamment pour les pays voisins qui abritent des installations militaires américaines.
Le secrétaire à la Défense américain a estimé le coût de la guerre en Iran à 37,5 milliards de dollars. Ce montant reflète l'ampleur des dépenses militaires engagées par les États-Unis et leurs alliés dans le conflit. Les frappes, les déploiements de troupes et les indemnités versées pour les dégâts causés aux navires dans le Golfe contribuent à ce coût élevé. Par ailleurs, les tensions persistantes dans la région ont des répercussions économiques, notamment sur les prix de l'énergie. Par exemple, les prix de l'essence au Québec ont augmenté en raison de l'instabilité au Moyen-Orient. Ces coûts économiques s'ajoutent aux pertes humaines et aux destructions matérielles, soulignant l'impact global de la guerre sur les pays impliqués et leurs économies.

