La RDC et les combattants du M23 s’accordent sur les négociations de paix
Les États-Unis, le Qatar, la Suisse, le Togo et l'Union africaine étaient représentés lors des pourparlers..
La République démocratique du Congo (RDC) et le groupe armé Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par le Rwanda, ont signé une feuille de route pour relancer les négociations de paix. Ces pourparlers, qui se sont tenus du 17 au 21 août 2026 en Suisse, ont réuni des médiateurs internationaux comme les États-Unis, le Qatar, la Suisse, l'Union africaine et le Togo. L'objectif est de mettre en œuvre un accord-cadre signé en décembre 2025, visant à établir une paix durable dans l'est de la RDC, une région en conflit depuis plus de 30 ans. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à résoudre le conflit par la négociation, en suivant les étapes définies dans cette feuille de route.
La feuille de route élaborée lors des négociations en Suisse détaille les étapes successives et le calendrier des pourparlers de paix. Elle inclut la mise en place d'un mécanisme pour évaluer les progrès réalisés et les défis rencontrés dans l'application de l'accord-cadre de Doha, signé en décembre 2025. Une première mission de vérification du cessez-le-feu est prévue dès le 24 août 2026 à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu en RDC. Les parties ont également convenu d'une méthode standardisée pour signaler les violations du cessez-le-feu, afin d'améliorer la transparence et la confiance entre les belligérants.
L'est de la RDC, notamment les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, est en proie à des violences depuis des décennies. Depuis 2021, le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda selon un rapport de l'ONU, s'est emparé de vastes territoires dans le Nord-Kivu et l'Ituri. Ces conflits ont causé des milliers de morts et des déplacements massifs de populations. En 2025, la RDC avait déjà déploré 773 morts en une semaine de combats contre les rebelles, illustrant l'urgence d'une solution pacifique. Les négociations actuelles s'inscrivent dans une série d'efforts diplomatiques pour mettre fin à cette crise humanitaire et sécuritaire.
Les médiateurs internationaux, dont les États-Unis, le Qatar, la Suisse, l'Union africaine et le Togo, jouent un rôle clé dans ces négociations. Leur présence lors des pourparlers en Suisse souligne l'importance de la diplomatie internationale pour résoudre ce conflit. Le Togo agit en tant que médiateur désigné par l'Union africaine, tandis que la Suisse héberge les discussions. Ces acteurs apportent leur expertise et leur neutralité pour faciliter un dialogue constructif entre la RDC et le M23, tout en veillant au respect des engagements pris dans l'accord-cadre de Doha.

