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Voiture électrique : si “le contexte social et politique” le permet, Renault investira 10 milliards d’euros en France au cours des 5 prochaines années

Presse-Citron · mis à jour 5 oct.

Le patron de Renault annonce que le constructeur automobile compte investir 10 milliards d’euros dans la voiture électrique, en France, si “le contexte social et politique” le permet..

Investissement massif Renault

Le groupe Renault a annoncé son intention d'investir 10 milliards d'euros en France sur les cinq prochaines années pour développer la production de voitures électriques. Ce montant s'ajoute aux 13 milliards déjà investis au cours des cinq années précédentes, portant l'effort total à 23 milliards d'euros. Ces investissements visent à transformer entièrement l'outil industriel français du constructeur pour se concentrer sur la motorisation électrique. Le directeur général de Renault, François Provost, a précisé que ces dépenses dépendront du contexte social et politique en France, sans préciser davantage les conditions requises. Cette annonce intervient dans un contexte où la production automobile française de Renault a déjà augmenté de 25 % grâce à la demande croissante pour les véhicules électriques, notamment influencée par la crise géopolitique au Moyen-Orient qui a fait monter les prix des carburants traditionnels.

Transition vers l'électrique

François Provost, directeur général de Renault, a confirmé que la bascule vers les véhicules électriques est désormais faite, bien que le groupe ne prévoie pas l'arrêt immédiat des moteurs thermiques (essence ou diesel). Selon lui, la voiture électrique est désormais perçue comme un symbole de modernité par les consommateurs. Il a également souligné que, dans la plupart des cas, conduire un véhicule électrique ou hybride de nouvelle génération revient moins cher à l'usage qu'un véhicule thermique, en raison des coûts réduits de l'électricité par rapport aux carburants fossiles. Cependant, Provost admet qu'une baisse transitoire de la demande pourrait survenir en cas de baisse des prix des carburants, notamment si la crise au Moyen-Orient venait à s'apaiser. Malgré ce scénario, il assure que la tendance globale vers l'électrique ne s'arrêtera pas.

Contexte et enjeux industriels

Renault a déjà enregistré une hausse de sa production en France, mettant fin à des années de baisse. Le constructeur produit désormais davantage dans ses usines françaises qu'avant, grâce à l'électrification de sa gamme. François Provost a rappelé que ces investissements s'inscrivent dans une stratégie industrielle visant à rendre les voitures électriques plus abordables pour le grand public. Le groupe mise sur une production locale pour renforcer sa compétitivité et réduire sa dépendance aux importations. Cependant, l'annonce reste conditionnelle à un contexte social et politique favorable, un terme qui englobe des facteurs tels que la stabilité des règles fiscales, les aides publiques à l'achat de véhicules électriques et les politiques environnementales. Ces éléments sont cruciaux pour sécuriser les investissements à long terme.

Ce que ça pourrait changer

La crise au Moyen-Orient a joué un rôle catalyseur dans l'intérêt des Français et des Européens pour les voitures électriques, en raison de la flambée des prix des carburants fossiles. Renault anticipe que cette demande restera forte, même si une baisse temporaire des prix des carburants pourrait entraîner une pause dans les achats. Le constructeur estime que la transition vers l'électrique est inéluctable et que les consommateurs perçoivent désormais ces véhicules comme une norme moderne. François Provost a également souligné que les coûts d'usage réduits des véhicules électriques, combinés à leur aspect écologique, renforcent leur attractivité. Ces facteurs devraient soutenir la croissance de la production et des ventes dans les années à venir.

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