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Coupe du Monde : la diffusion du match France-Angleterre sera interrompue en direct ce soir

Presse-Citron · mis à jour il y a 20 j

Une grosse menace pour tous les utilisateurs de services pirates..

Nouvel outil anti-piratage

À l’occasion de la Coupe du Monde 2026, la France déploie un nouvel outil pour lutter contre le piratage des matchs de football. Il s’agit du blocage en temps réel des adresses IP des serveurs illicites qui diffusent des matchs sans autorisation. Ce système est testé dès maintenant, notamment pour le match France-Angleterre prévu ce soir. Les diffuseurs officiels comme M6 et beIN Sports, les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) et l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) collaborent pour mettre en œuvre cette mesure. L’objectif est de suspendre immédiatement les serveurs pirates, rendant ainsi la diffusion pirate impossible ou très difficile. Pauline Combredet-Blassel, directrice générale adjointe de l’Arcom, explique que cette méthode est efficace car elle cible la source même des services pirates, rendant leur réplication plus compliquée.

Fonctionnement technique

Le blocage des adresses IP fonctionne en deux étapes. D’abord, les ayants droit (comme beIN Sports) détectent les services pirates et signalent leurs adresses IP aux FAI. Ensuite, ces derniers bloquent l’accès à ces adresses pour leurs abonnés. L’Arcom supervise l’ensemble du processus pour garantir son bon fonctionnement. Selon Sarah D’Arifat, directrice juridique de beIN Sports, l’Espagne bloque environ 10 000 adresses pirates par jour lors des championnats, alors qu’en France, ce nombre est atteint en une année. Une automatisation de ce processus est envisagée pour accélérer les blocages, mais elle soulève des questions sur les risques de coupures involontaires de sites légitimes hébergés sur les mêmes serveurs.

Risques et controverses

Bien que ce dispositif vise à protéger les droits des diffuseurs officiels, il n’est pas exempt de critiques. Un même serveur peut héberger à la fois des sites pirates et des plateformes légales. En Espagne, cette stratégie a déjà causé des coupures injustifiées, affectant la liberté d’information, d’expression et d’entreprise. Ofelia Tejerina, avocate et présidente de l’Association des utilisateurs d’Internet, dénonce ces risques et souligne que ces blocages peuvent porter atteinte à des droits fondamentaux. Une proposition de loi sera examinée par l’Assemblée nationale dans trois semaines pour automatiser davantage ces blocages, mais les législateurs restent attentifs aux dérives potentielles.

Réactions des acteurs

Les diffuseurs comme beIN Sports soutiennent fermement ce dispositif et souhaitent son extension. Sarah D’Arifat, directrice juridique de la chaîne, insiste sur la nécessité d’aller plus loin en automatisant les blocages pour les rendre plus rapides et efficaces. Cependant, l’Arcom et les FAI doivent trouver un équilibre entre la lutte contre le piratage et la protection des sites légitimes. Pauline Combredet-Blassel de l’Arcom souligne que l’objectif est de rendre la réplication des services pirates « beaucoup plus compliquée », tout en limitant les impacts collatéraux sur les utilisateurs et les entreprises.

Ce que ça pourrait changer

Ce dispositif s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre le piratage en France, notamment via l’IPTV (Internet Protocol Television), qui permet de diffuser des chaînes payantes sans abonnement légal. En 2026, la Coupe du Monde est un terrain d’essai pour tester l’efficacité de ces mesures avant une éventuelle généralisation. Les enjeux sont doubles : protéger les revenus des diffuseurs et des ayants droit, tout en garantissant l’accès à l’information et aux services en ligne pour les citoyens. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’impact de ces blocages et ajuster les réglementations en conséquence.

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