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Des microbes terrestres pourraient survivre sur la Lune : la NASA alerte sur un risque de contamination

Trust My Science · mis à jour 1 sept.

En effectuant des expériences de simulation d’environnements lunaires, des chercheurs ont constaté que des microorganismes terrestres communs pourraient survivre dans les zones ombragées près du pôle sud lunaire, une région envisagée pour l’établissement de futures infrastructures lunaires habitées. Cette découverte met en évidence les questions liées à la contamination des environnements extraterrestres par les astronautes, […] Cet article Des microbes terrestres pourraient survivre sur la Lune : la NASA alerte sur un risque de contamination est apparu en premier sur Trust My Science..

Microbes sur la Lune

Une étude récente de la NASA révèle que des microbes terrestres pourraient survivre sur la Lune, posant un risque de contamination de l’environnement lunaire. Les chercheurs ont identifié des bactéries et des champignons capables de résister aux conditions extrêmes de l’espace, comme l’absence d’atmosphère, les températures extrêmes (-173°C à 127°C) et les radiations solaires intenses. Ces organismes, habituellement inoffensifs sur Terre, pourraient perturber les écosystèmes lunaires si ils y étaient introduits. La NASA souligne que ces microbes pourraient provenir des missions spatiales humaines, notamment des missions Apollo dans les années 1960 et 1970, ou des explorations robotiques récentes. La contamination pourrait fausser les recherches scientifiques futures, notamment celles visant à détecter une éventuelle vie native sur la Lune.

Risque de contamination

Le risque principal réside dans la contamination avant-arrière (forward contamination), où des microbes terrestres seraient transportés vers la Lune via des sondes, des rovers ou des combinaisons spatiales. La NASA et d’autres agences spatiales, comme l’ESA (Agence spatiale européenne), appliquent des protocoles stricts pour limiter ce risque, notamment la stérilisation des équipements avant leur envoi dans l’espace. Cependant, certaines missions, comme celles des années 1960 et 1970, n’étaient pas soumises aux mêmes normes. Les scientifiques estiment que des bactéries comme Bacillus pumilus SAFR-032, utilisée dans des tests de résistance, pourraient survivre jusqu’à 30 ans sur la Lune. Une contamination pourrait compromettre les futures missions habitées ou les recherches sur d’éventuelles traces de vie lunaire.

Survie extrême

Les microbes terrestres possèdent des mécanismes de survie remarquables, comme la formation de spores (structures de résistance) ou la production de pigments protecteurs. Par exemple, la bactérie Deinococcus radiodurans peut survivre à des doses de radiation 5 000 fois supérieures à la dose mortelle pour un humain. Une étude publiée en 2020 a montré que des champignons comme Aspergillus niger, présents dans les combinaisons spatiales, pourraient survivre jusqu’à 28 jours dans les conditions lunaires simulées. Ces capacités s’expliquent par leur adaptation à des environnements hostiles sur Terre, comme les déserts ou les sources hydrothermales. La Lune, avec son absence de protection magnétique, expose ces organismes à un environnement encore plus hostile que ceux qu’ils rencontrent naturellement.

Ce que ça pourrait changer

La contamination de la Lune par des microbes terrestres pourrait avoir des conséquences majeures pour la science. D’abord, elle rendrait difficile la distinction entre une vie native lunaire et une contamination terrestre, ce qui fausserait les recherches en astrobiologie. Ensuite, elle pourrait perturber les écosystèmes lunaires, si jamais ils existent, en introduisant des espèces invasives. La *NASA* et ses partenaires internationaux, comme le *Comité de la recherche spatiale* (*COSPAR*), travaillent sur des protocoles pour éviter cette contamination. Par exemple, la mission *Artemis* de la *NASA*, prévue pour 2025, inclut des mesures strictes de stérilisation. Ces enjeux soulignent l’importance de protéger les environnements extraterrestres pour préserver leur intégrité scientifique.

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