L’ambassadrice américaine en Grèce visée par des révélations embarrassantes
Kimberly Guilfoyle a demandé à un riche soutien de Donald Trump de lui effacer une dette de 100 000 dollars..
Kimberly Guilfoyle, ambassadrice des États-Unis en Grèce depuis 2025, est au cœur d’une polémique après qu’un journal américain, le Wall Street Journal, ait révélé qu’elle avait demandé à un riche soutien de Donald Trump d’effacer une dette personnelle de 100 000 dollars. Cette demande a été formulée en juillet 2025 via l’application de messagerie Signal, dans un message adressé à Eric Deters, un juriste et ancien candidat républicain au Congrès. Ce dernier avait déjà versé des centaines de milliers de dollars à la famille Trump et au parti républicain depuis 2020. La somme concernée correspond à un solde impayé sur une carte de crédit, une dette privée que l’ambassadrice souhaitait voir disparaître discrètement. Cette révélation pose question sur l’éthique et les conflits d’intérêts potentiels liés à sa fonction diplomatique.
Les échanges entre Kimberly Guilfoyle et Eric Deters, révélés par le Wall Street Journal, montrent une demande directe et personnelle de l’ambassadrice. Dans un message daté du 3 juillet 2025, elle écrit : « Cela ne se verra pas si tu vires l’argent à American Express », faisant référence à une carte de crédit émise par la société American Express. Eric Deters, interrogé par le journal, a expliqué qu’il n’avait pas donné suite à cette demande, craignant que cela ne compromette son mariage. Un avocat de Kimberly Guilfoyle a contesté l’authenticité des messages publiés, sans fournir de détails supplémentaires. Ces échanges illustrent une tentative de régler une dette privée de manière opaque, en utilisant l’influence politique de son interlocuteur.
Kimberly Guilfoyle, ancienne procureure et animatrice vedette de la chaîne Fox News, est une figure proche de Donald Trump. Elle a été son ex-fiancée et est aujourd’hui ambassadrice des États-Unis en Grèce, un poste diplomatique de haut niveau. Eric Deters, quant à lui, est un juriste et donateur républicain connu pour ses positions radicales et ses dons importants au parti de Trump. Depuis 2020, il a versé des centaines de milliers de dollars à la famille Trump et au camp républicain, ce qui en fait un soutien financier clé. Cette révélation s’inscrit dans un contexte plus large de critiques sur les liens entre la diplomatie américaine et les intérêts privés, notamment sous l’administration Trump, où les conflits d’intérêts sont souvent pointés du doigt.
Lorsqu’un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) a interrogé Marco Rubio, secrétaire d’État américain, sur ces allégations lors d’une tournée européenne en octobre 2026, ce dernier a refusé de commenter, déclarant : « Je ne vais pas commenter une histoire qui a littéralement été publiée il y a quelques heures ». Cette réponse évasive reflète la difficulté pour l’administration américaine à aborder publiquement des questions pouvant entacher l’image de ses représentants. Par ailleurs, la presse américaine a évoqué d’autres possibles conflits d’intérêts impliquant Kimberly Guilfoyle, sans préciser davantage. Ces révélations surviennent alors que les États-Unis et la Grèce entretiennent des relations diplomatiques et économiques étroites, notamment dans le domaine de la défense et du tourisme.
Cette affaire soulève des questions sur l’éthique des représentants publics, en particulier des ambassadeurs, dont le rôle est de défendre les intérêts de leur pays à l’étranger. Une demande d’effacement de dette personnelle, même si elle n’aboutit pas, peut être perçue comme une tentative d’influencer un soutien financier pour des raisons privées. Cela peut nuire à la crédibilité des États-Unis sur la scène internationale, où l’intégrité et la transparence sont des valeurs centrales. En Grèce, où Kimberly Guilfoyle est en poste, cette polémique pourrait également affecter les relations bilatérales, déjà soumises à des tensions géopolitiques, notamment en mer Égée. L’absence de commentaire officiel laisse planer le doute sur la gestion de cette crise par l’administration américaine.

