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Généraliste

Faussaires

Le Devoir · mis à jour il y a 19 j

Le récit de la construction du mystificateur est aussi intéressant que l’usurpation elle-même..

Faussaires célèbres

L’article évoque plusieurs exemples de faussaires ayant marqué l’histoire ou la culture populaire. Parmi eux, Stephen Glass, un journaliste américain du magazine The New Republic, qui a inventé des dizaines d’articles entre 1995 et 1998, décrivant des événements fictifs comme un congrès de jeunes conservateurs chrétiens ou une entreprise new-yorkaise abritant un temple dédié à Alan Greenspan, alors gouverneur de la Federal Reserve. Un autre cas célèbre est celui de Frank Abagnale Jr., dont l’histoire a inspiré le film Catch Me If You Can (2002) de Steven Spielberg. Abagnale Jr. s’est fait passer pour un avocat, un médecin et un pilote de ligne avant d’être arrêté. Enfin, Orson Welles a exploré le thème du mensonge dans son film F for Fake (1973), mêlant faux tableaux et biographie inventée du milliardaire Howard Hughes.

Fascination pour l'imposture

L’article interroge pourquoi les faussaires exercent une fascination malsaine sur le public. Plusieurs hypothèses sont avancées : l’identification à celui qui réussit à tromper les autres, le sentiment de liberté ou de dépassement que procure l’usurpation, et le suspense lié à la transgression. Le mensonge, sous toutes ses formes, offre une matière riche pour la littérature et le cinéma, comme le montrent les exemples cités. La série The Wire (saison 5) s’inspire d’un cas réel : Janet Cooke, journaliste du Washington Post, qui a inventé en 1981 l’histoire d’un enfant héroïnomane de 8 ans, lui valant un Pulitzer avant d’être démasquée. Stephen Glass, après avoir été démasqué, a reçu plus de 100 000 $ pour écrire The Fabulist (2003), un livre jugé décevant car dépourvu de profondeur.

Thélyson Orélien suspecté

L’article aborde le cas de Thélyson Orélien, auteur du livre C’était ça ou mourir, suspecté d’avoir été écrit par une intelligence artificielle comme ChatGPT-4. Aucune preuve définitive n’a été apportée, et Orélien n’a pas fourni les éléments permettant de vérifier l’authenticité de son travail. Le logiciel Pangram, qui affirme détecter les textes générés par IA, pourrait se tromper. Orélien a d’abord promis des preuves d’authenticité avant de déclarer n’avoir rien à montrer. L’article souligne l’ironie de cette situation, comparant Orélien à un ami prétendant avoir écrit l’Ancien Testament. Malgré les soupçons, le livre a connu un succès commercial, et l’auteur est invité à des événements littéraires.

Mécanismes du plagiat

L’article décrit le processus mental d’un faussaire comme Orélien, en partant de la détresse initiale jusqu’à l’accoutumance au mensonge. Le plagiat commence souvent par une opportunité perçue comme sans risque : recopier un texte d’un journal étranger ou d’un livre ancien, en supposant que personne ne vérifiera. Après le premier plagiat, l’auteur ressent une hésitation, puis une peur de la découverte, suivie de félicitations et d’un sentiment d’invincibilité. Le secret, d’abord lourd, devient savoureux. La pression du milieu littéraire pousse à produire davantage, et l’arrivée de l’intelligence artificielle comme ChatGPT offre une nouvelle méthode pour générer du contenu sans effort.

Dénonciation et conséquences

L’article explore les étapes suivant la dénonciation d’un faussaire. Après la découverte, l’auteur peut ressentir un soulagement, une expiation, ou au contraire une peur accrue. Orélien, par exemple, a été défendu par des partisans du mouvement woke, qui l’ont présenté comme une victime de racisme, arguant que s’il avait été blanc, son imposture n’aurait pas été tolérée. Malgré le scandale, le livre continue de se vendre, voire voit ses ventes augmenter. L’auteur doit alors choisir entre admettre la supercherie ou la nier, une décision complexe. L’article souligne que le succès du livre repose en partie sur ce mensonge supplémentaire, et que Hollywood pourrait en faire un film, avec un scénario inspiré de cette histoire.

Ce que ça pourrait changer

L’article souligne l’impact croissant de l’intelligence artificielle dans les cas de fraude littéraire. *ChatGPT*, un logiciel de génération de texte, est mentionné comme un outil potentiel pour créer des manuscrits de qualité, rendant la supercherie encore plus difficile à détecter. *Pangram*, un autre logiciel, est cité pour son rôle dans la détection de textes générés par IA, bien qu’il puisse commettre des erreurs. L’article imagine un scénario où Orélien utilise *ChatGPT* pour rédiger son livre, et où les versions ultérieures de l’IA produisent un texte si sophistiqué que même *Pangram* le déclarerait humain. Ce succès pourrait mener à une adaptation cinématographique et à une reconnaissance publique, malgré la supercherie.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.