Le changement d’heure d’hiver est là : faut-il avancer ou reculer d’une heure ?
Le changement d'heure, c'est pour très bientôt..
Le passage à l’heure d’hiver en France aura lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026. À 3 heures du matin, il faudra reculer les montres d’une heure pour revenir à 2 heures. Cette date est la plus précoce possible, car elle correspond au dernier dimanche d’octobre, comme le précise Le Journal des Femmes. Ce calendrier est fixé par une règle européenne harmonisée depuis 1998. En 2026, cette date tombe exceptionnellement tôt, un scénario qui ne s’était pas produit depuis 2020.
Le changement d’heure a été instauré en France après le choc pétrolier de 1973-1974. L’objectif initial était de réaliser des économies d’énergie en synchronisant les heures d’ensoleillement avec les activités humaines. À l’époque, l’électricité était majoritairement produite à partir de pétrole, une ressource coûteuse et limitée. Ce système permettait de réduire la consommation énergétique en ajustant les horaires aux périodes de lumière naturelle. Cependant, les modes de production et de consommation d’énergie ont profondément évolué depuis les années 1970 et 1980, rendant ce système de plus en plus contesté.
Aujourd’hui, l’efficacité énergétique du changement d’heure est remise en question. Les études récentes montrent que les économies d’énergie réalisées sont marginales, voire inexistantes, avec les modes de consommation actuels. Les appareils électriques modernes (éclairage LED, électroménager performant, etc.) et les nouvelles sources d’énergie (renouvelables, nucléaire) ont réduit l’impact de ce système. En 2018, la Commission européenne a mené une consultation publique révélant que 84 % des répondants étaient favorables à la suppression du changement d’heure, soulignant son manque de pertinence dans le contexte actuel.
Le changement d’heure perturbe le rythme biologique des individus, notamment en raison des modifications brutales du cycle jour-nuit. Plusieurs études ont mis en évidence des effets négatifs sur la santé, comme des troubles du sommeil, des sautes d’humeur, une fatigue accrue ou même une augmentation des accidents cardiovasculaires. Les populations les plus vulnérables sont les enfants et les personnes âgées, dont le rythme biologique est plus fragile. Ces perturbations peuvent durer plusieurs jours, voire semaines, avant que l’organisme ne s’adapte pleinement au nouveau rythme.
En 2019, les députés européens ont voté pour la suppression du changement d’heure, suite à la consultation publique de 2018 où 84 % des répondants s’étaient prononcés en faveur de cette mesure. Cependant, l’application de cette décision a été retardée, notamment en raison de la crise du Covid-19. Aujourd’hui, le débat reste ouvert et aucune date définitive n’a été fixée pour l’abandon de ce système. Les États membres doivent encore s’accorder sur la solution à adopter : conserver l’heure d’hiver ou l’heure d’été de manière permanente.
Le rythme biologique, ou *horloge interne*, est un mécanisme naturel qui régule les cycles de veille et de sommeil en fonction de la lumière. Il est influencé par des signaux externes comme l’alternance jour-nuit. Le changement d’heure perturbe ce rythme en décalant artificiellement l’heure du coucher et du lever. Pour s’adapter, l’organisme a besoin de plusieurs jours. Les personnes dont le rythme biologique est déjà fragile (enfants, personnes âgées, travailleurs de nuit) peuvent ressentir des effets plus marqués, comme des difficultés de concentration ou une irritabilité accrue.

