Free supprime les machines virtuelles des Freebox : la pénurie de RAM serait en cause
Les Freebox Ultra les plus récentes ne supportent plus les machines virtuelles, qui permettaient de faire tourner un serveur directement sur sa Freebox. L'opérateur évoque « l'évolution du marché des composants » et laisse penser que la quantité de RAM disponible dans ses box a été réduite..
Free a annoncé la suppression des machines virtuelles (VM) sur les nouvelles Freebox Ultra, une fonctionnalité qui permettait d’exécuter des serveurs directement sur sa box internet. Cette décision a été officialisée le 5 octobre 2026 par un administrateur de Free, qui évoque l’évolution du marché des composants comme raison principale. Les VM permettaient par exemple d’héberger un serveur Plex pour regarder ses films à distance, un système Homebridge pour contrôler des objets connectés non compatibles avec Apple, ou encore un Pi-hole pour bloquer les publicités sur tout le réseau domestique. Ces usages, bien que appréciés par une minorité d’abonnés, ne justifiaient plus, selon Free, de maintenir cette fonctionnalité sur les nouveaux modèles.
La suppression des VM sur les nouvelles Freebox Ultra serait liée à une réduction de la quantité de RAM (mémoire vive) disponible. Jusqu’ici, les Freebox Ultra disposaient de 4 Go de RAM, dont 2 Go étaient réservés aux machines virtuelles. Cependant, Free aurait réduit cette quantité sur les dernières séries pour limiter ses coûts, rendant impossible le fonctionnement des VM. La RAM est un composant essentiel pour faire tourner plusieurs applications simultanément sans ralentissement. Sur les anciennes Freebox Ultra, il était possible d’ajouter de la RAM, mais sur les nouveaux modèles, la mémoire est soudée (fixée définitivement), ce qui empêche toute mise à niveau. Free n’a pas confirmé officiellement cette explication, mais elle semble la plus plausible.
Free a indiqué que la suppression des VM n’affecterait pas la majorité de ses abonnés, qualifiant cette fonction de totalement anodine pour eux. L’opérateur propose de remplacer les nouvelles Freebox Ultra par des modèles plus anciens pour les utilisateurs concernés. Pour ceux qui souhaitent continuer à utiliser des VM, plusieurs alternatives existent. Le Raspberry Pi (un petit ordinateur peu coûteux) est la solution la plus courante, mais son prix a fortement augmenté en 2026, passant à 76,80 € pour un modèle avec 2 Go de RAM et 136,80 € pour 4 Go. D’autres options incluent l’achat d’un mini PC ou d’un NAS (un boîtier dédié au stockage et aux services réseau), ou encore la réutilisation d’un vieux PC. Ces solutions offrent plus de puissance, mais nécessitent un appareil supplémentaire à côté de la Freebox.
Les machines virtuelles sur Freebox existaient depuis plusieurs années et étaient particulièrement appréciées des utilisateurs avancés. Les Freebox Delta, prédécesseures des Ultra, disposaient de 2 Go de RAM (dont 1 Go pour les VM) sur une barrette amovible, permettant aux abonnés d’augmenter la mémoire. En revanche, les Freebox Ultra ont une RAM soudée, sans possibilité de mise à niveau. Free avait déjà réduit les ressources allouées aux VM sur l’Ultra par rapport à la Delta, limitant leur utilisation à des tâches légères. La Freebox Ultra est sortie en 2023, et les nouvelles séries concernées par la suppression des VM ont été commercialisées en 2026. Free n’a jamais mis en avant cette fonctionnalité dans ses publicités ou ses conditions générales.
La suppression des VM sur les Freebox Ultra s’inscrit dans un contexte de *pénurie de RAM* qui touche l’industrie électronique en 2026. Cette pénurie a entraîné une hausse des prix des composants, poussant les fabricants à optimiser leurs coûts. Free, comme d’autres opérateurs, a donc choisi de réduire la quantité de RAM sur ses nouveaux modèles pour limiter ses dépenses. Le marché des *NAS* et des mini PC, qui offrent des alternatives aux VM de Freebox, est en croissance, mais ces solutions restent plus coûteuses et complexes à mettre en place. Free semble donc privilégier une approche simplifiée pour la majorité de ses abonnés, au détriment des utilisateurs avancés.

