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Géopolitique

En Bulgarie, le Premier ministre ouvre grand les bras aux dirigeants opposés à l’aide à l’Ukraine

Courrier International · mis à jour il y a 3 j

En l’espace d’à peine deux semaines, le nouveau Premier ministre bulgare, Roumen Radev, connu pour ses positions prorusses, a accueilli successivement ses homologues slovaque et tchèque, Robert Fico et Andrej Babis, tous deux opposés à la poursuite de l’aide militaire à Kiev..

Nouveau Premier ministre bulgare

Roumen Radev, le Premier ministre bulgare en poste depuis septembre 2026, est connu pour ses positions prorusses, c’est-à-dire qu’il soutient ou est perçu comme favorable à la Russie dans ses politiques internationales. Son gouvernement est actuellement marqué par une approche critique envers l’aide militaire et financière apportée à l’Ukraine, un pays en guerre contre la Russie depuis 2022. Radev a récemment reçu deux dirigeants européens partageant ses vues : Robert Fico, Premier ministre slovaque, et Andrej Babiš, son homologue tchèque. Ces rencontres officielles à Sofia, la capitale bulgare, ont été organisées avec les honneurs militaires, ce qui souligne leur importance diplomatique.

Visites de dirigeants opposés

En moins de deux semaines, Roumen Radev a accueilli Robert Fico le 4 septembre 2026, puis Andrej Babiš le 16 septembre 2026. Ces deux dirigeants sont connus pour leur opposition à la poursuite de l’aide à l’Ukraine, une position qui les rapproche des idées de Radev. Lors de ces visites, des cérémonies officielles ont été organisées, comme le dépôt de couronnes devant le mémorial du soldat inconnu à Sofia et une revue de la garde d’honneur de l’armée bulgare. Ces gestes symboliques renforcent l’image d’une alliance entre ces trois pays contre la politique européenne actuelle envers l’Ukraine.

Positions communes contre l’aide

Robert Fico et Andrej Babiš ont tous deux exprimé leur désaccord avec l’envoi d’armes et d’aide financière à l’Ukraine. Ils estiment que l’Europe adopte une attitude trop passive dans ses efforts pour parvenir à la paix et que cette aide prolongerait inutilement le conflit. Ces déclarations reflètent une ligne politique commune, souvent qualifiée d’euro-sceptique, c’est-à-dire critique envers les institutions et les décisions de l’Union européenne. Leur rencontre avec Radev à Sofia a permis de renforcer cette alliance informelle au sein de l’UE.

Contexte géopolitique

La Bulgarie, la Slovaquie et la République tchèque sont trois pays d’Europe centrale et orientale membres de l’Union européenne. Leur position sur l’aide à l’Ukraine diverge de celle de nombreux autres États membres, qui soutiennent majoritairement Kiev. La Bulgarie, en particulier, entretient des liens historiques et économiques avec la Russie, ce qui influence sa politique étrangère. Ces divergences au sein de l’UE illustrent les tensions persistantes entre les pays d’Europe de l’Est et de l’Ouest sur la gestion du conflit ukrainien.

Ce que ça pourrait changer

Les cérémonies organisées lors des visites de Fico et Babiš à Sofia ne sont pas anodines. Le dépôt de couronnes devant le mémorial du soldat inconnu et la revue de la garde d’honneur sont des gestes protocolaires forts, souvent réservés aux chefs d’État ou aux alliés proches. De plus, la cathédrale Alexandre-Nevski, où a eu lieu une cérémonie officielle, porte le nom d’un prince russe du XIIIe siècle, ce qui renforce le symbole *prorusse* de ces rencontres. Ces détails montrent comment la diplomatie bulgare utilise les symboles pour affirmer ses alliances.

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