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Généraliste

Le PLQ, les «mains attachées» aux anglos? «Archifaux!»

Le Devoir · mis à jour 25 sept.

Le chef conservateur a accusé Charles Milliard de tenir les électeurs anglophones pour acquis, cette semaine..

Réponse de Milliard

Lors d’une entrevue à la chaîne QUB, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, a répondu à une question d’un auditeur qui suggérait que son parti avait les «mains attachées» face aux électeurs anglophones, majoritaires dans son électorat. Selon l’auditeur, le PLQ serait contraint de modérer ses positions sur la défense du français pour ne pas perdre le soutien de cette communauté. Charles Milliard a catégoriquement rejeté cette idée en la qualifiant d«archifaux» (très faux) et en affirmant que «le chef, c’est lui qui tient la ligne». Cette réplique vise à démentir une critique fréquente selon laquelle le PLQ serait influencé par des groupes spécifiques, en l’occurrence les anglophones. L’épisode s’inscrit dans le cadre de la campagne électorale actuelle au Québec, où les positions des partis sur la langue et l’identité sont particulièrement scrutées.

Stratégie électorale libérale

L’article souligne que Charles Milliard a peu visité les circonscriptions montréalaises à forte proportion anglophone depuis le début de la campagne, à l’exception d’une visite dans Westmount–Saint-Louis le 10 septembre, jour de son anniversaire. Cette circonscription, où la députée libérale sortante Jennifer Maccarone a obtenu plus de 50 % des voix aux dernières élections, est considérée comme un bastion du PLQ. D’autres circonscriptions similaires, comme Notre-Dame-de-Grâce ou Robert-Baldwin, sont également dominées par les libéraux. Cette stratégie repose sur l’idée que ces zones sont déjà acquises au PLQ, ce qui permet au parti de concentrer ses efforts ailleurs, notamment dans des circonscriptions où la lutte est serrée avec Québec solidaire (QS), comme Saint-Henri–Sainte-Anne ou Verdun.

Concurrence électorale

Le Parti conservateur du Québec (PCQ) conteste cette approche en accusant Charles Milliard de «tenir pour acquis» les circonscriptions anglophones. Le PCQ présente son candidat Adrien Pouliot, spécialiste en économie, dans D’Arcy-McGee, une circonscription où le parti avait obtenu près de 22 % des appuis en 2022, se classant deuxième derrière les libéraux. Dans d’autres circonscriptions anglophones, Québec solidaire (QS) arrive en deuxième position. Pour contrer cette concurrence, le PLQ prévoit désormais des visites dans des zones plus disputées, comme Saint-Henri–Sainte-Anne, où le candidat libéral Benoit Clermont affronte le solidaire Guillaume Cliche-Rivard, ou Verdun, où Antoine Dionne Charest tente de battre Alejandra Zaga Mendez, également candidate de QS.

Ce que ça pourrait changer

L’article s’inscrit dans le cadre d’une campagne électorale au Québec, où la question linguistique et l’appui des communautés anglophones sont des enjeux sensibles. Les circonscriptions mentionnées, toutes situées sur l’île de Montréal, illustrent la diversité des dynamiques électorales dans cette région. Westmount–Saint-Louis, par exemple, est un secteur historiquement libéral, tandis que des zones comme D’Arcy-McGee ou Notre-Dame-de-Grâce reflètent des rapports de force plus compétitifs. Le PLQ, dirigé par Charles Milliard, cherche à maintenir son avance tout en répondant aux critiques sur sa stratégie électorale, notamment de la part du PCQ et de QS.

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