Une frappe russe contre 2 bus fait au moins 30 morts dans l’est de l’Ukraine
C'est l'une des attaques les plus meurtrières des dernières semaines; Kiev a promis une « réponse »..
Une frappe russe a touché deux bus à Kramatorsk, une ville stratégique de l'est de l'Ukraine, faisant au moins 30 morts et 18 blessés le 8 octobre 2026. Cette attaque, qualifiée de l'une des plus meurtrières des dernières semaines, a visé des civils en déplacement. Les autorités ukrainiennes ont immédiatement condamné l'acte et promis une « réponse ». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé la Russie de tenter de « détruire toute vie dans le Donbass », une région minière de l'est de l'Ukraine que Moscou revendique sans en contrôler l'intégralité. Le Donbass est un bassin industriel historique, riche en charbon et en industries lourdes, qui est au cœur du conflit depuis 2014. Les images diffusées par le ministère public ukrainien montrent un bus calciné et des corps floutés, illustrant l'ampleur de la tragédie. Les secours s'affairent pour sauver d'autres vies, mais le bilan pourrait encore s'alourdir.
Depuis l'été 2026, l'Ukraine fait face à une intensification des bombardements russes, alors que la situation militaire sur le front reste stable et que les négociations diplomatiques sont au point mort. Le 7 octobre, des frappes russes avaient déjà causé 30 morts dans tout le pays, dont 22 dans un immeuble d'habitation à Prylouky, dans le nord de l'Ukraine, éventré par un missile. Le 8 octobre, une bombe planante a touché deux bus en service et un immeuble résidentiel à Kramatorsk, faisant 30 morts et 18 blessés. D'autres bombardements ont également fait trois morts dans un village près de Kramatorsk et deux dans la région de Dnipropetrovsk. En Russie, une personne est morte dans la région de Moscou et une autre dans celle de Koursk lors d'attaques ukrainiennes. Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a condamné ces attaques, soulignant que 85 civils avaient été tués et 346 blessés depuis le 6 octobre 2026.
Les frappes russes ont également visé des infrastructures énergétiques, plongeant de nombreuses régions d'Ukraine dans l'obscurité. Une série de frappes de longue portée a ciblé des centrales électriques et des installations de production d'énergie, aggravant les pannes de courant déjà existantes. Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a exprimé sa profonde préoccupation face à cette situation, alors que l'hiver approche et que la demande en électricité devrait augmenter. À Kiev, la capitale, les attaques russes ont déjà provoqué des coupures d'eau et d'électricité, forçant certains commerces à utiliser des groupes électrogènes. Le métro de la ville a même suspendu son service en raison de difficultés d'alimentation électrique. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a décrit une ville en « mode survie », rappelant les rudes mois de l'hiver 2025, lorsque le réseau énergétique ukrainien avait été dévasté par l'armée russe.
En réponse aux attaques russes, l'Ukraine a intensifié ses frappes sur le territoire russe, ciblant notamment des raffineries, des dépôts de pétrole, des entrepôts commerciaux et des navires en mer Noire. Le 8 octobre 2026, un drone ukrainien a atteint pour la première fois un centre de données du géant russe de la tech Yandex, dans la région de Riazan. Yandex, surnommé le Google russe, est le principal moteur de recherche en langue russe et domine de nombreux services en ligne, comme les taxis ou les livraisons. Cette attaque illustre l'escalade des hostilités des deux côtés du front. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a estimé que cette impasse pourrait mener soit à un règlement négocié, soit à une escalade encore plus dangereuse, pouvant inclure des campagnes de sabotage dans des pays voisins membres de l'OTAN.
Les négociations diplomatiques, relancées en septembre 2026 par des émissaires de Donald Trump, n'ont pour l'instant pas abouti. Les tractations se sont poursuivies les 10 et 11 octobre 2026 à Washington, où une délégation ukrainienne doit rencontrer Jared Kushner et Steve Witkoff, deux proches de Donald Trump. Cette réunion de deux jours vise à trouver une issue à la guerre, avec la participation d'une équipe européenne. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé son espoir de progresser dans ces discussions, alors que la situation sur le terrain reste critique. Marco Rubio a souligné que les deux camps pourraient intensifier leurs actions pour briser l'impasse, ce qui rend la situation particulièrement volatile.
Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a condamné les attaques contre des civils en Ukraine et en Russie, rappelant que les lois de la guerre protègent strictement les populations civiles. Il a souligné que les attaques délibérées contre des civils pourraient constituer des crimes de guerre et a appelé à des enquêtes pour identifier les responsables. Les violations présumées doivent être documentées et les coupables tenus pour responsables. Türk a également exprimé sa préoccupation face aux informations faisant état d'attaques ukrainiennes ayant causé des morts et des blessés parmi les civils dans les territoires occupés et en Russie. Ces déclarations interviennent alors que les deux belligérants sont accusés de cibler des infrastructures civiles, aggravant la crise humanitaire.

