Chaque heure entière passée assis sans interruption augmenterait le risque de cancer selon une étude écossaise
Vissé à son siège à longueur de journée, on ne fatigue pas que le dos. Cette habitude s'accompagnerait aussi, plus sournoisement, d'un plus grand nombre de cancers.
Une étude menée en Écosse révèle un lien entre le temps passé assis sans interruption et l'augmentation du risque de développer un cancer. Selon cette recherche, chaque heure complète passée en position assise, sans se lever ni bouger, contribuerait à accroître ce risque. Les scientifiques écossais ont analysé les habitudes de vie de milliers de participants sur plusieurs années pour établir cette corrélation. Bien que l'étude ne prouve pas un lien de cause à effet direct, elle suggère une association statistique significative entre la sédentarité prolongée et certaines formes de cancer. Les chercheurs soulignent que ces résultats s'ajoutent à d'autres travaux mettant en garde contre les effets néfastes d'une vie trop sédentaire.
Les mécanismes expliquant ce lien ne sont pas encore totalement élucidés, mais plusieurs hypothèses sont avancées par les chercheurs. L'une d'elles repose sur l'impact de la sédentarité sur la circulation sanguine et le métabolisme. Rester assis pendant de longues périodes sans bouger pourrait ralentir la circulation du sang, favorisant ainsi l'accumulation de substances potentiellement cancérigènes dans certaines zones du corps. Une autre piste concerne l'inflammation chronique, souvent associée à un mode de vie sédentaire, qui pourrait jouer un rôle dans le développement de cellules cancéreuses. Enfin, la réduction de l'activité physique entraîne une baisse de la production d'hormones bénéfiques, comme l'insuline, dont l'équilibre est crucial pour prévenir certains cancers.
L'étude écossaise ne précise pas quels types de cancer sont spécifiquement concernés par cette augmentation de risque. Cependant, les chercheurs évoquent des cancers liés à des facteurs hormonaux ou métaboliques, comme ceux du sein, de l'utérus ou du côlon. Ces cancers sont souvent associés à des déséquilibres hormonaux ou à une inflammation chronique, deux phénomènes qui pourraient être aggravés par une sédentarité prolongée. Les scientifiques soulignent que leurs résultats doivent être interprétés avec prudence, car d'autres facteurs, comme l'alimentation ou le tabagisme, peuvent aussi influencer le risque de cancer.
Face à ces résultats, les experts en santé publique recommandent de limiter le temps passé assis sans interruption. Ils suggèrent de se lever et de marcher quelques minutes toutes les heures pour relancer la circulation sanguine et réduire les risques. Des pauses actives, même courtes, pourraient ainsi atténuer l'impact négatif d'une position assise prolongée. Les chercheurs écossais insistent également sur l'importance de maintenir une activité physique régulière en dehors de ces pauses, comme la marche rapide, le vélo ou la natation, pour compenser les effets néfastes de la sédentarité.
Cette étude écossaise s'inscrit dans un contexte plus large de recherche sur les effets de la sédentarité sur la santé. Elle rejoint d'autres travaux montrant que rester assis trop longtemps augmente les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et d'obésité. Cependant, cette étude présente certaines limites, comme le fait qu'elle ne mesure pas directement l'impact de la sédentarité sur le risque de cancer, mais établit une corrélation statistique. Les chercheurs reconnaissent la nécessité de mener d'autres études pour confirmer ces résultats et comprendre les mécanismes sous-jacents.

