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Netflix ne va pas bien et opère les plus gros licenciements de son histoire

Numerama · mis à jour il y a 21 j

Netflix a annoncé ce mercredi 14 octobre 2026 la suppression d'environ 1 000 postes, soit 6 % de ses effectifs. C'est la plus grosse vague de licenciements de son histoire, alors que la plateforme revendique plus de 325 millions d'abonnés et que sa croissance ralentit..

Licenciements records

Netflix a annoncé le 14 octobre 2026 le licenciement de 1 000 salariés, soit 6 % de ses effectifs, ce qui représente la plus grande vague de suppressions d’emplois de son histoire. Cette décision a été communiquée par les co-PDG Ted Sarandos et Greg Peters via un e-mail interne, touchant principalement les départements Produit, Technologie, Juridique et Ressources Humaines. L’entreprise, qui revendique plus de 325 millions d’abonnés, justifie ces licenciements par la nécessité d’une « discipline » dans l’utilisation de ses ressources, tout en affirmant que son activité reste « solide et en croissance ». Cette annonce survient dans un contexte où la plateforme fait face à un ralentissement de sa croissance, un phénomène qui contraste avec ses années de forte expansion.

Ralentissement des abonnés

La croissance du nombre d’abonnés et l’engagement des utilisateurs (le temps passé devant les écrans par abonné) ont commencé à faiblir au premier semestre 2026. Plusieurs facteurs expliquent cette situation : des hausses de prix successives, une traque accrue du partage de comptes (pratique consistant à utiliser un seul abonnement pour plusieurs utilisateurs), et l’annulation de séries après une seule saison. Ces éléments ont conduit à une baisse de l’engagement des spectateurs, mesuré par le temps qu’ils passent sur la plateforme. Wall Street a réagi en faisant chuter l’action de Netflix après des prévisions jugées trop timides, poussant la direction à prendre des mesures drastiques pour rassurer les investisseurs.

Rémunérations des dirigeants

Alors que 1 000 salariés perdent leur emploi, les co-PDG Ted Sarandos et Greg Peters ont perçu chacun plus de 53 millions de dollars (environ 46 millions d’euros) en 2025. Cette rémunération, composée à 41,4 millions en actions et 7 millions en bonus, est 255 fois supérieure à la rémunération médiane d’un salarié de Netflix. Cette disparité alimente les critiques sur une redistribution inégale des ressources au sein de l’entreprise, d’autant plus que Netflix investit massivement dans des projets comme la construction d’un studio d’un milliard de dollars sur une ancienne base militaire du New Jersey. Ces choix soulèvent des questions sur les priorités financières de l’entreprise.

Ce que ça pourrait changer

Les licenciements massifs de Netflix illustrent une crise plus large dans l’industrie du *streaming* (diffusion en continu). Après avoir augmenté ses tarifs et introduit de la publicité forcée, la plateforme peine désormais à fidéliser ses abonnés et à maintenir sa croissance. Le modèle économique de Netflix, basé sur l’expansion continue du nombre d’abonnés, montre ses limites. Les investisseurs, de plus en plus exigeants, poussent l’entreprise à sacrifier ses ressources humaines pour préserver des marges de profit élevées. Cette situation reflète un secteur en quête de nouveaux leviers de croissance, alors que les consommateurs deviennent moins enclins à payer des abonnements toujours plus chers pour des contenus jugés moins attractifs.

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