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Généraliste

«L’unité n’est pas l’uniformité», assure Mark Carney lors d’un rassemblement à Calgary

Le Devoir · mis à jour il y a 20 j

Un peu plus d’un Albertain sur cinq serait tenté d’entamer le processus vers l’indépendance..

Rassemblement à Calgary

Un événement organisé à Calgary, en Alberta, a rassemblé des milliers de sympathisants fédéralistes canadiens pour soutenir l’unité du pays à quelques jours d’un référendum provincial prévu le 19 octobre 2026. Le premier ministre canadien Mark Carney, en visite, a été accueilli par une foule vêtue aux couleurs du drapeau canadien (l’Unifolié). L’affluence a causé un retard de 45 minutes en raison des mesures de sécurité renforcées pour une visite officielle. Parmi les participants figuraient Kira Fisher, une résidente de Cochrane, qui a exprimé son soutien à l’Union canadienne et à Mark Carney. L’événement visait à mobiliser les Albertains contre les tentations indépendantistes avant le vote.

Discours de Mark Carney

Mark Carney, premier ministre canadien, a prononcé un discours appelant à l’unité du pays face aux divisions. Il a mis en garde l’Alberta contre les risques d’une séparation, évoquant une Alberta forte dans un Canada solide plutôt qu’une province isolée dans une division durant des années. Il a souligné le contexte mondial complexe, affirmant que en équipe, nous pouvons faire plus que chacun de notre côté. Carney a aussi critiqué l’idée qu’un vote pour l’option 2 (lancement d’un processus juridique pour un référendum) soit un simple message de contestation, comparant cela à une partie de poker. Il a conclu en français avec la phrase l’unité n’est pas l’uniformité, provoquant des applaudissements malgré la faible maîtrise de la langue dans l’assistance.

Référendum albertain

Les Albertains sont appelés à voter le 19 octobre 2026 sur 10 questions, dont plusieurs concernent l’immigration. Parmi elles, la réduction des seuils d’immigration et la possibilité de facturer les soins de santé et services sociaux aux non-citoyens. Mark Carney a invité les électeurs à voter Non à ces propositions, rappelant que le tiers de la population albertaine est né et a grandi dans une autre province canadienne. Thomas Lukaszuk, fondateur du mouvement Forever Canada et ancien vice-premier ministre albertain, a partagé son parcours d’immigrant fuyant un régime communiste. Jason Kenney, ancien ministre de l’Immigration sous Stephen Harper, a critiqué le flou entourant les questions du référendum.

Comparaison avec le Québec

L’expérience indépendantiste du Québec a été évoquée à plusieurs reprises lors de l’événement. Joanne, une Montréalaise installée en Alberta depuis 40 ans, a expliqué avoir quitté le Québec en partie à cause de la loi 101, une loi québécoise renforçant l’usage du français dans la province, qui avait limité ses opportunités professionnelles en raison de son niveau de bilinguisme. Elle a exprimé son soutien au Canada et son opposition à un nouveau référendum indépendantiste. Steven Sweeny, un résident de Calgary, a également cité le Québec comme un contre-exemple, estimant que les efforts souverainistes avaient causé des dégâts par le passé et qu’il n’y avait aucune raison pour que l’Alberta subisse le même sort.

Ce que ça pourrait changer

Les fédéralistes canadiens organiseront une nouvelle réunion à Edmonton le lendemain, vendredi. Mark Carney y prononcera un nouveau discours, aux côtés du chef conservateur Pierre Poilievre et de la première ministre albertaine Danielle Smith. Cette dernière, à l’origine des questions du référendum, est une figure clé du débat sur l’avenir de l’Alberta. L’événement de Calgary s’inscrit dans une stratégie plus large pour convaincre les Albertains de privilégier l’unité canadienne face aux divisions, alors que les sondages indiquent qu’un Albertain sur cinq envisage une indépendance ou l’envoi d’un message de contestation au gouvernement fédéral.

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