NapseflowNapseflow
Géopolitique

Sécheresse en Amazonie, pluies diluviennes dans le Sud : le Brésil se prépare au “super-El Niño”

Courrier International · mis à jour 21 sept.

Déjà durement frappé par le phénomène climatique en 2024, le pays sud-américain se prépare à un nouvel épisode particulièrement intense sur tout son territoire. Devant les risques annoncés, les autorités fédérales et locales accélèrent leurs préparatifs..

Super-El Niño 2026

Le Brésil se prépare à affronter un phénomène climatique exceptionnel appelé super-El Niño à partir de l’automne 2026. El Niño est un phénomène naturel qui se produit en moyenne tous les 2 à 7 ans dans l’océan Pacifique. Il se caractérise par un réchauffement anormal des eaux de surface, ce qui perturbe les courants atmosphériques et modifie les régimes de pluie à l’échelle mondiale. Dans le cas d’un super-El Niño, ce réchauffement est particulièrement intense et ses effets sont amplifiés. Pour le Brésil, cela signifie des températures bien au-dessus des normales saisonnières sur une grande partie du territoire, ainsi que des épisodes de sécheresse prolongée dans le Nord et des pluies diluviennes dans le Sud. Les météorologues interrogés par BBC News Brasil estiment que ce phénomène sera plus étendu et plus intense que les précédents, touchant l’ensemble du pays simultanément.

Risques climatiques au Brésil

Les conséquences du super-El Niño sur le Brésil sont multiples et préoccupantes. Dans la région amazonienne, les scientifiques et les communautés locales craignent une aggravation des sécheresses, similaires à celles observées en 2023 et 2024. Ces épisodes avaient provoqué une baisse drastique du niveau des fleuves, asséchant des rivières et isolant des villages, tout en compliquant l’accès à l’eau potable. Dans le Sud du pays, les pluies diluviennes pourraient entraîner des inondations et des glissements de terrain. Par ailleurs, les températures devraient dépasser les moyennes habituelles sur l’ensemble du territoire, avec au moins six vagues de chaleur prévues d’ici la fin de l’année. Selon le Centre national de surveillance et d’alerte des catastrophes naturelles brésilien, cité par G1, ces vagues de chaleur pourraient être plus fréquentes et plus intenses que lors des années précédentes.

Réponse des autorités

Face à ces risques, les autorités brésiliennes, tant au niveau fédéral que local, ont accéléré leurs préparatifs. Un plan d’action d’un montant de 220 millions d’euros a été mis en place pour faire face aux conséquences du super-El Niño. Ce budget vise à renforcer les mesures de prévention et d’adaptation, notamment dans les régions les plus vulnérables comme l’Amazonie. Plusieurs États, dont ceux du Pará et d’Amazonas, ont déjà déclaré l’état d’alerte climatique et environnementale. Les communautés autochtones et rurales, particulièrement exposées, sont associées à ces efforts pour anticiper les risques et protéger les populations. Les autorités appellent également à une vigilance accrue face aux incendies de forêt, souvent aggravés par les périodes de sécheresse.

Ce que ça pourrait changer

Le Brésil a déjà été fortement impacté par des phénomènes climatiques extrêmes ces dernières années, notamment en 2024, où El Niño avait provoqué des perturbations majeures. Le pays est également confronté à des défis structurels liés à la déforestation en Amazonie et au changement climatique, qui amplifient les effets de *El Niño*. Les experts soulignent que ces événements ne sont plus localisés, mais touchent désormais l’ensemble du territoire brésilien de manière simultanée. Cette situation inédite pose des défis logistiques et humains considérables, notamment pour l’accès à l’eau, la sécurité alimentaire et la protection des populations les plus vulnérables. Les autorités insistent sur la nécessité d’une coordination renforcée entre les différents niveaux de gouvernement pour limiter l’impact de ce phénomène.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.