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Géopolitique

L’Amérique n’a toujours pas cédé à Trump

Le Grand Continent · mis à jour 27 sept.

Derrière la résistance au président, une révolution contre le pouvoir des oligarques de la tech est en train de prendre forme L’article L’Amérique n’a toujours pas cédé à Trump est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Trump affaibli

Donald Trump, malgré son image d'homme fort et son second mandat, voit son pouvoir limité par les contre-pouvoirs américains. La Constitution et les institutions comme la Cour suprême ou la Réserve fédérale (la Fed, banque centrale américaine) ont bloqué plusieurs de ses initiatives. Par exemple, la Cour suprême a invalidé ses droits de douane et empêché le limogeage d'une gouverneure de la Fed. Les juridictions fédérales ont aussi rejeté plusieurs de ses décisions. Malgré son imprévisibilité et sa dangerosité persistante, Trump est aujourd'hui affaibli et ses projets autocratiques ont été freinés. Le système de freins et contrepoids (séparation des pouvoirs) a donc fonctionné, bien que Trump reste une menace pour la démocratie.

Pouvoir présidentiel excessif

Le système politique américain accorde un pouvoir très large au président, surtout en politique étrangère et militaire. Cette concentration du pouvoir remonte à 1945, lorsque les États-Unis sont devenus une superpuissance. Aujourd'hui, un seul homme peut influencer les affaires de centaines de pays et de milliards de personnes. Trump a lui-même reconnu cette réalité en déclarant pouvoir « détruire un pays » sans que cela ne lui coûte un dollar de tarifs douaniers. Ce pouvoir n'est encadré ni par des règles éthiques ni juridiques, et Trump l'utilise pour dominer plutôt que pour coopérer. Les présidents précédents évitaient cette dérive en privilégiant la coopération internationale pour assurer sécurité et prospérité communes.

Menace des oligarques

Une colère croissante aux États-Unis vise les oligarques, ces milliardaires qui contrôlent des secteurs clés comme la tech ou l'agriculture. Cette colère dépasse Trump et s'attaque à la concentration extrême du pouvoir et des richesses. Un nouveau mouvement politique émerge, qui rallie même certains électeurs de Trump, pour lutter contre cette oligarchie. Ce mouvement s'appuie sur des lois antitrust (contre les monopoles) enterrées depuis l'ère Reagan, mais aujourd'hui remises en œuvre. Par exemple, Google a été condamné deux fois pour abus de position dominante, et Meta (Facebook) est poursuivi pour des pratiques similaires. Ces procès montrent un renouveau de la lutte contre les monopoles, avec un objectif : restaurer la démocratie et la liberté individuelle.

Contrôle des plateformes numériques

Les géants de la tech comme Google, Meta (Facebook) ou X (ex-Twitter) contrôlent les flux d'information et les algorithmes qui influencent les comportements et les votes. Cette concentration du pouvoir médiatique menace la démocratie, car ces entreprises dictent ce que les citoyens lisent, avec qui ils communiquent et quels débats ils entendent. Barry C. Lynn, fondateur de l'Open Markets Institute, compare cette situation à une société où deux personnes ne peuvent communiquer que via un canal contrôlé par un tiers cherchant à les manipuler. Les États-Unis et l'Europe tentent de réguler ces plateformes, mais le combat est difficile. Les régulateurs américains et européens organisent des conférences pour trouver des solutions, comme celle tenue à Paris en septembre 2026.

Alliance transatlantique nécessaire

Aucune démocratie ne peut prospérer seule, et les liens entre les États-Unis et l'Europe sont historiques. Pendant la Révolution américaine ou la guerre de Sécession, des Européens ont soutenu les États-Unis. En retour, les États-Unis ont aidé l'Europe, notamment pendant les deux guerres mondiales. Aujourd'hui, les deux continents doivent collaborer pour faire face aux menaces communes : la concentration du pouvoir économique et l'influence des géants de la tech. Une conférence organisée à Paris en septembre 2026 a réuni des régulateurs, des universitaires et des représentants de la société civile pour discuter de ces enjeux. L'objectif est de renforcer la démocratie face à ces défis, malgré les divisions politiques.

Ce que ça pourrait changer

Donald Trump et Elon Musk ont salué la victoire de l'*Alternative für Deutschland* (AfD, parti d'extrême droite) en Saxe-Anhalt en septembre 2026. Cette alliance entre Trump et l'extrême droite européenne inquiète, mais Barry C. Lynn reste optimiste. Il souligne que la résistance à cette menace est possible si les partisans de la démocratie gardent espoir et une vision claire de leurs objectifs. La lutte contre les oligarques et pour la liberté transcende les clivages politiques. Aux États-Unis comme en Europe, une large majorité soutient les réformes radicales nécessaires pour protéger la démocratie. Lynn estime que les défenseurs de la liberté ont déjà remporté des batailles et disposent des outils pour gagner la guerre.

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