Un retour des “gilets jaunes” ? Avec la crise des carburants “la France recommence à bouillir”
Après le blocage du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer en début de semaine, des actions similaire avaient lieu, jeudi 17 septembre, dans les ports de Frontignan, Sète et Nice. De quoi alimenter la peur d’un retour du chaos social en France, encore une fois déclenché par une crise liée aux carburants, observe la presse étrangère..
Depuis le 15 septembre 2026, des blocages de dépôts pétroliers et de ports ont lieu en France, notamment à Fos-sur-Mer, Frontignan, Sète et Nice. Ces actions, menées par des pêcheurs, visent à protester contre la hausse du prix des carburants. Selon les médias italiens Corriere della Sera et Il Fatto Quotidiano, ces blocages symboliques pourraient annoncer un retour des tensions sociales comparables à celles des gilets jaunes, un mouvement de protestation né en 2018 contre la hausse des taxes sur les carburants. Les pêcheurs expliquent ne plus pouvoir financer le plein de leurs bateaux en raison du coût insoutenable des carburants, un problème aggravé par la flambée des prix du pétrole liée à des conflits géopolitiques, comme celui au Moyen-Orient.
La crise actuelle des carburants en France s’inscrit dans un contexte économique plus large marqué par l’inflation et la hausse des prix de l’énergie. Les médias étrangers soulignent que cette situation rappelle celle de 2018, lorsque la taxe carbone avait provoqué une augmentation significative du prix du diesel et de l’essence. En 2026, la hausse des prix est attribuée à plusieurs facteurs, dont les tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui perturbent l’approvisionnement en pétrole. Cette situation touche particulièrement les professionnels comme les pêcheurs, dont les coûts d’exploitation dépendent directement du prix des carburants. Les blocages actuels sont donc perçus comme une réaction à une pression économique insupportable pour certains secteurs.
Les blocages des dépôts pétroliers et des ports en France, bien que limités à quelques sites pour l’instant, alimentent les craintes d’un retour des gilets jaunes, un mouvement de protestation massif qui avait paralysé le pays en 2018 et 2019. Les médias étrangers, comme Corriere della Sera, évoquent une « France qui recommence à bouillir », en référence aux tensions sociales qui pourraient s’étendre. Les pêcheurs, en bloquant les accès aux dépôts, cherchent à attirer l’attention sur leur situation, mais leur action pourrait inspirer d’autres groupes en difficulté économique. Les autorités françaises surveillent de près l’évolution de ces blocages, craignant une généralisation des protestations.
La presse étrangère, notamment italienne, commente avec attention la situation en France. Le Corriere della Sera titre même « Guerre, pêche, or noir et gilets jaunes », soulignant l’interconnexion entre les conflits géopolitiques, la hausse des prix de l’énergie et les risques de nouvelles tensions sociales. Il Fatto Quotidiano rapporte que les blocages actuels, bien que localisés, pourraient s’étendre si aucune solution n’est trouvée pour réduire le prix des carburants. Certains observateurs étrangers y voient un signe de fragilité économique en France, où les classes moyennes et les petits professionnels sont particulièrement touchés par la hausse des coûts.
Les autorités françaises, qui avaient déjà été confrontées aux *gilets jaunes* en 2018 et 2019, doivent désormais gérer une nouvelle crise liée aux carburants. Les blocages actuels, bien que moins étendus que ceux des *gilets jaunes*, pourraient s’aggraver si la situation économique ne s’améliore pas. Les médias soulignent que le gouvernement devra trouver des solutions rapides pour éviter une généralisation des protestations, notamment en réduisant la pression fiscale sur les carburants ou en soutenant les secteurs les plus touchés. La date du 17 octobre 2026 est mentionnée comme un possible point de bascule pour l’intensification des mobilisations.

