Le Livret A, c’est la fin : ce Livret à 2
Il séduit de plus en plus de Français au détriment du Livret A..
Le Livret A, placement d'épargne réglementé et très populaire en France, a vu son taux d'intérêt passer de 1,5 % à 1,7 % le 1er août 2024. Ce produit est caractérisé par sa sécurité, car l'État garantit les fonds placés, par son absence de fiscalité (les intérêts ne sont pas imposables) et par sa disponibilité immédiate (l'argent peut être retiré à tout moment). Cependant, malgré cette hausse, son rendement reste considéré comme insuffisant par de nombreux épargnants, notamment en raison de l'inflation qui réduit le pouvoir d'achat. En effet, 64 % des Français jugent la baisse continue du taux « décourageante », et 33 % estiment « perdre du pouvoir d'achat » avec ce placement. Seuls 16 % des sondés restent fidèles au Livret A, tandis que 17 % ne possèdent même plus ce livret.
Pour les épargnants éligibles, le Livret d'épargne populaire (LEP) représente une alternative plus rémunératrice au Livret A. Son taux d'intérêt est fixé à 2,5 %, soit 0,8 point de plus que le Livret A. Comme ce dernier, le LEP est sécurisé par l'État, non imposable et mobilisable à tout instant. Cependant, il n'est pas accessible à tous : il est réservé aux foyers modestes, sous conditions de revenu fiscal de référence. Pour être éligible en 2024, le revenu ne doit pas dépasser 23 028 € pour une part fiscale, 35 328 € pour deux parts, et ainsi de suite jusqu'à 84 527 € pour six parts. Selon la Banque de France, 20 millions de Français pourraient ouvrir un LEP, mais seulement 7 millions l'ont effectivement fait, ce qui représente un « vrai gâchis » selon les observateurs. Le plafond de dépôt est fixé à 10 000 €, et l'ouverture se fait simplement auprès de sa banque avec un versement initial minimum de 30 €.
Le LEP est conçu pour favoriser l'épargne des ménages modestes, d'où ses conditions de ressources strictes. Le revenu fiscal de référence mentionné correspond à l'indicateur utilisé par l'administration fiscale pour calculer l'impôt sur le revenu. Il est indiqué sur l'avis d'impôt reçu en 2025 pour les revenus de 2024. Si le foyer dépasse ces seuils, il ne peut pas ouvrir de LEP. Par ailleurs, même si le taux du LEP reste attractif, son plafond de 10 000 € limite son utilisation pour les gros épargnants. Malgré ces contraintes, le LEP reste un outil efficace pour optimiser son épargne sans risque, à condition de respecter les critères d'éligibilité. Son taux de 2,5 % en fait l'un des placements les plus rémunérateurs parmi les livrets réglementés en France.
Le Livret A, autrefois considéré comme le placement préféré des Français, subit une **désaffection croissante**. Selon une étude citée dans l'article, 81 % des répondants envisagent de réduire, voire d'abandonner, leur épargne sur ce livret. Cette tendance s'explique principalement par la baisse continue de son rendement, jugée insuffisante face à l'inflation. Seuls 16 % des Français restent fidèles au Livret A, tandis que 17 % ne possèdent même plus ce produit. Cette perte de confiance s'inscrit dans un contexte économique marqué par une érosion du pouvoir d'achat, perçue par un tiers des ménages. Les épargnants se tournent alors vers d'autres solutions, comme les **assurances vie** avec des fonds en euros, bien que ces dernières ne bénéficient pas de la même garantie d'État ni de la même simplicité d'accès.

