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Géopolitique

La visite de Javier Milei en Espagne vire au pugilat verbal

Courrier International · mis à jour il y a 14 j

Le séjour à Madrud du président argentin, marquée par ses déclarations excessives et injurieuses, a donné des ailes au Parti socialiste, qui l’a utilisé comme repoussoir, à la veille des élections législatives anticipées du 29 novembre, souligne la presse argentine..

Visite controversée

Le président argentin Javier Milei s'est rendu en Espagne le 21 octobre 2026 pour participer à un forum économique à Madrid. Cette visite, qui s'est déroulée moins de six semaines avant les élections législatives espagnoles prévues le 29 novembre 2026, a rapidement tourné au conflit verbal. Milei, connu pour ses prises de position provocatrices, a multiplié les déclarations jugées excessives et insultantes envers les autorités espagnoles et les journalistes présents. Son séjour a été marqué par des attaques personnelles contre le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, qu'il a qualifié de dictateur indigne, de délinquant voleur et de corrompu, allant jusqu'à dire qu'il fallait le chasser à coups de pied.

Réactions politiques

La visite de Milei a provoqué une réaction immédiate du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), principal parti de gauche en Espagne. Ce dernier a utilisé sa présence comme repoussoir électoral à la veille des élections législatives, un scrutin très serré selon les observateurs. Le PSOE a déployé une affiche géante à Madrid, où le nom de Milei était remplacé par une tronçonneuse, symbole de ses politiques de coupes budgétaires en Argentine. L'affiche portait le message Salut Milei! Les gauchistes te souhaitent la bienvenue en Espagne, le pays à la plus forte croissance en Europe et le hashtag #Fiersd’êtreGauchistes, reprenant une insulte souvent utilisée par Milei pour désigner ses adversaires politiques.

Cibles des attaques

Milei n'a pas épargné les journalistes lors de sa visite. La correspondante du journal argentin Clarín en Espagne a notamment été prise à partie par le président argentin. Ses propos ont également visé le gouvernement espagnol, qu'il a accusé de corruption et d'autoritarisme. Ces déclarations ont déstabilisé ses alliés espagnols comme jamais auparavant, selon le journal conservateur argentin La Nación. Milei, qui se présente comme un libertarien, a ainsi transformé une visite officielle en pugilat verbal, alimentant les tensions politiques en Espagne à quelques semaines d'un scrutin crucial.

Ce que ça pourrait changer

Cette visite intervient dans un contexte électoral tendu en Espagne, où les élections législatives du 29 novembre 2026 s'annoncent très serrées. Le PSOE, dirigé par Pedro Sánchez, cherche à mobiliser son électorat en se positionnant comme un rempart contre les excès de Milei. Ce dernier, dont les politiques économiques libérales divisent en Argentine, a trouvé en Espagne un terrain d'affrontement politique où ses déclarations radicales servent de catalyseur pour ses adversaires. La stratégie du PSOE consiste à utiliser Milei comme *ennemi numéro un* pour fédérer ses soutiens avant le scrutin.

Sujets complémentaires

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