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Généraliste

Un poste vacant sur cinq au Québec est dans la santé ou les services sociaux

Le Devoir · mis à jour il y a 3 j

26 900 emplois restaient à pourvoir au deuxième trimestre, rapporte l’Institut de la statistique du Québec..

Santé en tête des emplois

Au Québec, le secteur de la santé et des services sociaux concentre un poste vacant sur cinq, selon les données du deuxième trimestre 2026. L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) indique que 26 900 emplois manquent à l’appel dans ce domaine, soit 21,8 % de l’ensemble des postes vacants dans la province. Cela représente une légère baisse par rapport à l’année précédente, où 31 275 postes étaient vacants à la même période, soit 25,3 % du total. Les métiers les plus recherchés incluent les infirmières autorisées, les aides-infirmières et les préposés aux bénéficiaires. Ces professions sont essentielles pour assurer les soins et l’accompagnement des patients, mais leur pénurie aggrave les défis du système de santé québécois.

Autres secteurs en tension

Quatre secteurs d’activité regroupent à eux seuls 55 % des postes vacants au Québec. Outre la santé et les services sociaux, les domaines les plus touchés sont la fabrication (14 900 postes vacants), le commerce de détail (13 200 postes) et les services d’hébergement et de restauration (12 700 postes). Ces chiffres illustrent une pénurie de main-d’œuvre généralisée, qui touche des industries variées. La fabrication concerne par exemple les usines et les ateliers, tandis que le commerce de détail inclut les magasins et les supermarchés. Les services d’hébergement et de restauration couvrent quant à eux les hôtels, les restaurants et les cafés.

Inégalités régionales marquées

La répartition des postes vacants n’est pas uniforme dans toutes les régions du Québec. Trois régions concentrent plus de la moitié des emplois non pourvus : Montréal (33 500 postes), la Montérégie (19 100 postes) et la Capitale-Nationale (11 800 postes). Ces chiffres reflètent à la fois la taille des populations et les dynamiques économiques locales. Cependant, l’ISQ précise que, dans la majorité des régions, le nombre de postes vacants n’a pas connu de variation significative entre le deuxième trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026. Cela suggère que la pénurie de main-d’œuvre persiste sans s’aggraver, mais aussi sans s’améliorer.

Ce que ça pourrait changer

Au total, 123 700 postes restaient vacants au Québec au deuxième trimestre 2026, un chiffre stable par rapport à la même période en 2025. Cette stabilité peut sembler rassurante, mais elle masque une réalité plus complexe : la pénurie de main-d’œuvre touche des secteurs cruciaux comme la santé, sans que des solutions immédiates ne se dessinent. L’ISQ, qui est l’organisme public chargé de collecter et d’analyser les données statistiques au Québec, souligne que ces chiffres proviennent d’une enquête menée auprès des employeurs. Ils reflètent donc les besoins concrets des entreprises et des institutions, sans tenir compte des causes profondes de ces pénuries.

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