Le Groupe Egmont lance une nouvelle série de bulletins sur les crimes environnementaux
Le Groupe Egmont lance une nouvelle série de bulletins sur les crimes environnementaux International Pénal international Pénal des affaires.
Le Groupe Egmont annonce le lancement d’une série de bulletins dédiés aux crimes environnementaux. Ce groupe, spécialisé dans la coopération internationale contre la criminalité financière, étend ainsi son champ d’action à des infractions souvent moins médiatisées mais tout aussi dommageables. Les crimes environnementaux regroupent des activités illégales nuisibles à l’écosystème, comme le trafic d’espèces protégées, l’exploitation illégale de ressources naturelles ou encore le dumping de déchets toxiques. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où ces crimes, estimés à plusieurs centaines de milliards de dollars par an selon des rapports internationaux, gagnent en ampleur et en complexité. Le Groupe Egmont, créé en 1995, rassemble des cellules de renseignement financier de plus de 160 pays, dont la mission est de traquer les flux financiers illicites. Son rôle est crucial pour identifier les réseaux criminels derrière ces activités, souvent transnationales.
Les bulletins du Groupe Egmont visent à sensibiliser les acteurs publics et privés aux enjeux des crimes environnementaux, tout en renforçant la coopération internationale. Ces infractions, souvent liées à des réseaux criminels organisés, ont des conséquences graves : destruction d’écosystèmes, perte de biodiversité, ou encore risques sanitaires pour les populations locales. Par exemple, le trafic d’espèces sauvages représente un marché estimé entre 7 et 23 milliards de dollars par an selon l’ONU Environnement. Les bulletins mettront en lumière des cas concrets, des méthodes de détection ou des outils juridiques pour lutter contre ces crimes. Ils s’adresseront aux autorités judiciaires, aux services de renseignement et aux entreprises, notamment celles impliquées dans les chaînes d’approvisionnement internationales. L’objectif est de créer un cadre plus efficace pour démanteler ces réseaux et sanctionner leurs bénéficiaires.
Les *crimes environnementaux* relèvent à la fois du *droit pénal international* et du *droit pénal des affaires*, deux domaines complexes qui nécessitent une approche coordonnée. Le *droit pénal international* traite des infractions transfrontalières, comme le trafic de déchets dangereux entre plusieurs pays, tandis que le *droit pénal des affaires* vise les entreprises ou individus complices de ces activités, par exemple en blanchissant des fonds issus de l’exploitation illégale de ressources. Les bulletins du *Groupe Egmont* exploreront les lacunes juridiques et les moyens de renforcer les législations nationales et internationales. Par exemple, la *Convention de Bâle* sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux, ou encore la *Convention CITES* sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées, seront analysées pour leur efficacité. L’objectif est d’harmoniser les réponses pénales et de faciliter l’entraide judiciaire entre États.

