Paul St-Pierre Plamondon hisse le PQ au pouvoir
Il est encore trop tôt pour déterminer s’il sera à la tête d’un gouvernement majoritaire ou minoritaire..
Le Parti québécois (PQ) a remporté les élections générales du Québec en 2026, mettant fin à plus de 12 ans d'absence au pouvoir. Le parti, dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, surnommé PSPP, a obtenu le plus grand nombre de votes dans environ 60 des 127 circonscriptions du Québec. Cependant, il reste incertain si le PQ formera un gouvernement majoritaire (au moins 64 sièges) ou minoritaire (63 sièges ou moins). Le PQ propose plusieurs mesures phares, comme un référendum sur l'indépendance du Québec après le départ de Donald Trump de la Maison-Blanche en janvier 2029. Parmi ses promesses électorales figurent la réduction du gaspillage dans l'administration publique, un budget urgent pour lutter contre l'itinérance, une baisse des taxes sur l'essence et sur les biens usagés, ainsi que la reprise du contrôle du système d'immigration québécois. Le taux de participation électorale s'est élevé à 45,06 % lors du dernier décompte préliminaire.
Cette élection a vu l'entrée de nouveaux acteurs politiques à l'Assemblée nationale. Le Parti conservateur du Québec (PCQ), dirigé par Éric Duhaime, a réussi à faire élire son premier député, Duhaime lui-même, dans la circonscription de Bellechasse. Son objectif est d'obtenir au moins 12 sièges, un seuil nécessaire pour former un groupe parlementaire reconnu et ainsi pouvoir bloquer une éventuelle majorité du PQ. Cinq partis politiques étaient en lice : le PQ, le Parti libéral du Québec (PLQ), le PCQ, Québec solidaire (QS) et la Coalition avenir Québec (CAQ). La CAQ, qui gouvernait depuis 2018, a connu un recul significatif, risquant de perdre presque tous ses sièges. Le PLQ, bien que deuxième en intentions de vote, pourrait regagner des sièges dans la région métropolitaine. QS, avec sa porte-parole Ruba Ghazal, espère maintenir ses 11 députés actuels.
Paul St-Pierre Plamondon a mis en avant plusieurs promesses électorales pour justifier sa victoire. Il souhaite faire le ménage dans le gaspillage de l'État québécois, ce qui implique une réduction des dépenses publiques jugées inefficaces. Il propose également un budget spécial pour l'itinérance, une problématique sociale urgente au Québec, ainsi qu'une détaxation des biens usagés pour encourager la consommation responsable. Une autre mesure phare est la baisse de taxes sur l'essence, visant à atténuer l'impact des coûts énergétiques sur les ménages. Enfin, il entend reprendre le contrôle du système d'immigration, un dossier sensible au Québec, où la province a des compétences particulières en matière d'accueil des nouveaux arrivants. Ces propositions s'inscrivent dans un contexte de tensions économiques et sociales, avec des enjeux comme la guerre commerciale avec les États-Unis et le coût de la vie.
Les résultats électoraux montrent une Assemblée nationale *largement recomposée*, avec une forte division entre les partis. Plusieurs courses électorales serrées ont opposé le PQ et le PCQ dans des régions comme le Centre-du-Québec et la Capitale-Nationale. La CAQ, qui détenait une écrasante majorité depuis 2022, pourrait perdre presque tous ses sièges, selon les agrégateurs de sondages. Le PLQ, bien que deuxième en intentions de vote, mise sur sa base solide dans la région métropolitaine pour regagner des sièges. La campagne électorale a duré 39 jours et a été marquée par des débats sur des sujets comme l'indépendance du Québec, les relations commerciales avec les États-Unis et le pouvoir d'achat des Québécois. La composition finale de l'Assemblée nationale sera connue dans les prochaines heures.

