Piratage Fisc / Tetyana Orgakova : être Ukrainien aujourd'hui / Cristian Mungiu : "Le cinéma doit rester polémique"
Ce matin, à 7 h 38, Julie Gacon reçoit la journaliste et essayiste ukrainienne Tetyana Ogarkova, pour parler de son livre “La Vie à la lisière, être ukrainien aujourd’hui”, paru cet hiver chez Gallimard..
La France est actuellement une cible privilégiée des cyberattaques, comme l’explique Akram Azzam, expert en cybersécurité chez Sia Partners. Ces attaques, souvent menées par des groupes organisés ou des États étrangers, visent des infrastructures critiques comme les ministères, les entreprises ou les services publics. En 2025, le ministère français de l’Économie et des Finances a été particulièrement touché, illustrant la vulnérabilité des institutions face à ces menaces. Les cyberattaques peuvent prendre plusieurs formes : ransomware (rançongiciel), vol de données, ou sabotage. Elles perturbent les services essentiels et coûtent des milliards d’euros chaque année à l’économie mondiale. En France, les autorités renforcent leurs systèmes de protection, mais les attaques restent fréquentes en raison de la sophistication croissante des pirates informatiques.
Tetyana Orgakova, journaliste et politiste ukrainienne, est l’invitée principale de l’émission. Elle présente son livre La Vie à la lisière, être ukrainien aujourd’hui, publié en hiver 2026 chez Gallimard. Son ouvrage explore la réalité des Ukrainiens depuis le début de l’invasion russe en 2022, en mettant en lumière leur résilience et leurs défis quotidiens. Orgakova, responsable du département international à l’Ukraine Crisis Media Center, décrit comment la guerre a transformé la société ukrainienne, entre résistance et adaptation. Elle aborde aussi les enjeux géopolitiques, économiques et culturels qui façonnent l’identité ukrainienne actuelle. Son analyse s’appuie sur des témoignages et des données recueillies sur le terrain, offrant un éclairage unique sur un pays en première ligne d’un conflit majeur.
Cristian Mungiu, réalisateur roumain primé à la Palme d’Or 2026 pour son film *Fjord*, défend l’idée que le cinéma doit rester un outil de débat et de provocation. Selon lui, les œuvres cinématographiques ont une responsabilité sociale : questionner les normes, dénoncer les injustices et refléter les tensions de la société. Mungiu critique les productions qui privilégient le divertissement au détriment de la réflexion, soulignant que l’art doit bousculer les certitudes. Son approche s’inscrit dans une tradition du cinéma européen, où la forme et le fond sont indissociables. Il insiste aussi sur l’importance de la liberté d’expression, même lorsque les sujets abordés sont controversés, comme la guerre en Ukraine ou les inégalités sociales.

