Vocca boucle sa série A de 20 millions de dollars avec les fondateurs d’Alan et de Datadog
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La startup française Vocca, spécialisée dans l’assistant vocal pour le secrétariat médical, annonce avoir bouclé une levée de fonds en série A de 20 millions de dollars. Ce financement est mené par Norrsken, le plus important fonds d’investissement européen en phase early-stage à impact. D’autres investisseurs comme Heal Capital, Speedinvest et Firstminute Capital ont participé, ainsi que des business angels, dont les fondateurs d’Alan, une mutuelle santé française, et de Datadog, une entreprise spécialisée dans la surveillance des infrastructures numériques. Cette levée intervient un an après un premier tour de 4,7 millions d’euros en septembre 2025, qui avait déjà attiré des investisseurs comme les fondateurs de Deel, Jellysmack et Mistral. L’objectif est de financer le développement de Vocca, notamment son expansion aux États-Unis et l’amélioration de ses fonctionnalités.
Vocca propose un assistant vocal alimenté par l’intelligence artificielle pour automatiser les tâches administratives des secrétaires médicaux. Son système gère les appels des patients, comme la prise de rendez-vous, les questions sur les examens ou la préparation des consultations. L’IA détecte les termes médicaux, propose des créneaux disponibles, ou identifie des situations d’urgence. Cette solution répond à un besoin croissant, car malgré des plateformes comme Doctolib qui simplifient la prise de rendez-vous en ligne, de nombreux patients continuent d’appeler par habitude ou pour obtenir des précisions. Vocca affirme que sa technologie traite 70 % des conversations de bout en bout sans intervention humaine, ce qui permet de réduire la charge de travail des secrétaires et d’améliorer l’efficacité des cabinets médicaux.
En un an, Vocca est passée de 2 000 à 15 000 praticiens équipés, répartis dans 1 500 cabinets et une vingtaine de spécialités, principalement aux États-Unis et en Europe. La startup indique gérer désormais plus d’un million d’interactions patients par mois. Parmi ses clients figurent des établissements comme DAG Dental, Point Vision, Résonance Imagerie et l’Hôpital Fondation de Rothschild. Eliott Hoffenberg, cofondateur et PDG de Vocca, souligne que les médecins recherchent une IA capable de fonctionner comme un secrétariat humain, en respectant les règles spécifiques de leur spécialité et en optimisant leur agenda sans compromettre la qualité des soins. Cette croissance reflète l’adoption croissante des solutions technologiques dans le secteur médical, souvent confronté à des logiciels obsolètes et incompatibles entre eux.
Vocca vise désormais le marché américain, où l’administration représente environ un quart des dépenses de santé, une part importante étant liée aux appels téléphoniques. Pour soutenir cette expansion, l’entreprise a ouvert une antenne à New York. Aux États-Unis, la fragmentation des logiciels médicaux ajoute une charge mentale supplémentaire au personnel soignant, déjà sous pression en raison des coupes budgétaires et des difficultés du système de santé. La levée de fonds de 20 millions de dollars servira à étendre les fonctionnalités de Vocca au-delà de la gestion vocale, notamment pour améliorer la prise de rendez-vous et couvrir davantage de spécialités médicales. L’objectif est de consolider la position de l’entreprise sur le marché américain, où la demande pour des solutions automatisées est forte.
Vocca emploie actuellement une quarantaine de salariés répartis entre Paris et New York. Grâce à la levée de fonds, l’entreprise prévoit de recruter 40 nouveaux employés d’ici la fin de l’année, répartis sur les deux sites. Cette croissance reflète l’ambition de Vocca de devenir un acteur majeur dans l’automatisation des tâches administratives pour les professionnels de santé. La startup mise sur l’IA pour répondre à un besoin criant dans un secteur en tension, où les secrétaires médicaux sont souvent submergés par des tâches répétitives et chronophages. Son modèle repose sur une technologie capable de s’adapter aux spécificités de chaque spécialité médicale, tout en garantissant une qualité de service équivalente à celle d’un secrétariat humain.

