Risque de feux en Ontario : ce qu’il faut savoir avant de prendre la route vers le chalet
La sécheresse du milieu de l’été augmente le danger d’incendie partout en Ontario. Voici des conseils..
En Ontario, la sécheresse du milieu de l'été 2024 augmente significativement le risque de feux de forêt dans toute la province. Cette situation est aggravée par des dizaines d'incendies actifs dans le nord de l'Ontario, où plus de 150 feux restent hors de contrôle. Les autorités locales et provinciales surveillent quotidiennement l'évolution de cette menace, qui peut avoir des conséquences graves en cas de négligence. Par exemple, un simple moment d'inattention au bord d'un feu peut déclencher un incendie dévastateur. La sécheresse, combinée à des températures élevées, crée des conditions idéales pour la propagation des flammes, rendant les déplacements vers les chalets particulièrement risqués pendant cette période.
L'indice de danger d'incendie est une mesure quotidienne qui évalue le niveau de risque dans une région donnée. En Ontario, cet indice varie selon les municipalités et est mis à jour chaque matin. Par exemple, le 23 juillet 2024, l'indice était modéré dans le canton de Muskoka Lakes, tandis que le district de Muskoka était classé en danger élevé avant de redescendre à modéré en début d'après-midi. Bien que l'Ontario n'impose pas aux municipalités d'afficher physiquement cet indice, la plupart le rendent accessible en ligne sur leur site Internet. Cet indice détermine les restrictions en vigueur pour limiter les risques d'incendie.
Lorsque l'indice de danger est élevé, des restrictions strictes s'appliquent pour réduire les risques d'incendie. Tout brûlage de débris est interdit en journée, y compris pour les entrepreneurs. Les permis de feu à ciel ouvert sont suspendus, et les feux d'artifice sont strictement interdits. Seuls les petits feux confinés en soirée, entre 18 heures et 8 heures le lendemain, sont autorisés sans permis, à condition de respecter des précautions strictes. Un petit feu confiné désigne généralement un foyer équipé d'un pare-étincelles, installé sur un sol dégagé et limité à une surface de deux à cinq mètres de diamètre. Il est impératif de ne jamais laisser un feu sans surveillance et d'avoir toujours à portée de main des outils et de l'eau pour l'éteindre complètement.
En cas d'indice modéré, certaines activités sont autorisées sous conditions. Le brûlage de débris est interdit en journée (de 8 heures à 18 heures) sans un permis de feu à ciel ouvert valide, requis du 1er avril au 31 octobre. En revanche, les petits feux confinés en soirée (de 18 heures à 8 heures) sont autorisés sans permis, mais la prudence reste de mise. Il est toujours recommandé de disposer d'outils et d'une quantité d'eau suffisante pour éteindre le feu et de ne jamais le laisser sans surveillance. Si le vent dépasse 20 km/h, il est conseillé d'éviter d'allumer un feu, car les conditions deviennent plus propices à une propagation rapide des flammes.
Le ministre de l'Environnement de l'Ontario, Todd McCarthy, recommande aux propriétaires de chalets de prendre des mesures pour sécuriser leur propriété. Cela inclut la gestion de la végétation autour du chalet et l'utilisation de matériaux de construction résistants au feu. Il conseille également de limiter les feux de camp pendant les périodes sèches et de respecter systématiquement les avis locaux. La mairesse de Gravenhurst, Heidi Lorenz, suggère d'utiliser le site Intelli-feu Canada pour protéger sa propriété et de télécharger l'application Voyent Alert afin de recevoir des alertes en temps réel. Le maire de Lake of Bays, Terry Glover, rappelle aux hôtes de plateformes comme Airbnb leur responsabilité d'informer clairement leurs locataires sur les règles de sécurité incendie en vigueur.
Dans le nord de l'Ontario, la situation est particulièrement critique avec plus de 150 feux de forêt toujours hors de contrôle. Le gouvernement fédéral collabore avec la province pour déployer des équipes de secours et des avions-citernes afin de protéger les communautés menacées. Les déplacements dans les parcs provinciaux, notamment pour des activités comme le canot-camping, nécessitent une prudence accrue. Récemment, dans le parc provincial Wabakimi, un groupe de six canoéistes expérimentés a été encerclé par les flammes et secouru in extremis par un hydravion après avoir activé une balise d'urgence. Ces événements soulignent l'importance de se tenir informé des conditions locales avant de partir en excursion.

