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Société

Doug Ford left First Nations in Ontario to burn

Ricochet · mis à jour il y a 13 j

As wildfires spread across the north, First Nation communities say they were abandoned without warning, support or evacuation plans. The catastrophe was years in the making, driven by a government that ignores climate science while prioritizing extraction and profit over Indigenous lives The post Doug Ford left First Nations in Ontario to burn appeared first on Ricochet..

Feux incontrôlables en Ontario

En juillet 2026, des feux de forêt hors de contrôle ont forcé plusieurs communautés autochtones de l'Ontario à évacuer en urgence, sans avertissement ni aide du gouvernement provincial. Ces incendies ont détruit des villages entiers, comme celui de la Première Nation Namaygoosisagagun (ou Collins), située à 210 km au nord de Thunder Bay. Les habitants, isolés et accessibles uniquement par bateau ou en avion, ont dû fuir avec seulement leurs vêtements, sous une fumée épaisse et des flammes rapides. Les images de leurs maisons réduites en cendres ont circulé sur les réseaux sociaux, illustrant l'ampleur de la catastrophe. Les autorités locales ont tenté de prévenir le gouvernement provincial, mais les appels sont restés sans réponse pendant des heures, retardant toute action.

Responsabilités du gouvernement Ford

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, et son gouvernement sont pointés du doigt pour leur gestion des feux de forêt. Plusieurs critiques soulignent que le gouvernement a sous-financé les budgets dédiés à la lutte contre les incendies, malgré l'augmentation des risques liés au changement climatique. Par exemple, en 2024, 475 feux ont brûlé 90 000 hectares, contre 643 feux et 600 000 hectares en 2025. Pour 2026, le gouvernement avait prévu un budget de 150 millions de dollars, alors que l'année précédente, il avait dû dépenser 271 millions, soit le double de la somme allouée. Ces coupes budgétaires ont privé les pompiers de moyens nécessaires, comme des hélicoptères ou des équipes suffisantes, aggravant la propagation des incendies.

Rôle controversé du glyphosate

Le gouvernement ontarien utilise massivement des glyphosates, un herbicide chimique, pour éliminer certaines plantes dans la forêt boréale. Cette pratique, critiquée par les écologistes et les communautés autochtones, vise à favoriser la croissance des conifères, utiles pour l'industrie du bois. Cependant, les scientifiques et les Premières Nations alertent depuis des années sur les risques accrus d'incendies liés à cette méthode. En tuant les arbres à feuilles caduques, plus résistants au feu comme le peuplier, et en laissant des résineux très inflammables comme le pin, le sol se couvre de végétation sèche, agissant comme un combustible. Le Québec a interdit ces pulvérisations, mais l'Ontario persiste, malgré les avertissements répétés.

Conséquences pour les Premières Nations

Les communautés autochtones, déjà vulnérables en raison de leur isolement géographique, subissent de plein fouet les conséquences de ces politiques. Non seulement elles n'ont pas été prévenues à temps, mais elles doivent aussi reconstruire leurs vies après la destruction de leurs habitations. Les chefs autochtones, comme Helen Paavola de la Première Nation Namaygoosisagagun, ont dénoncé l'absence de soutien gouvernemental et l'inaction face aux alertes lancées depuis des années. Les projets d'extraction de ressources, comme les pipelines ou les centres de données, sont souvent menés sans leur consentement, au mépris de leurs droits et de leur sécurité. Les habitants décrivent cette situation comme une forme de colonialisme moderne, où les profits priment sur la protection des populations et des écosystèmes.

Ce que ça pourrait changer

Face à l'ampleur des dégâts, des appels à la démission de Doug Ford et à une enquête publique ont été lancés par les chefs autochtones. Les pompiers de première ligne, représentés par des syndicats, ont critiqué la gestion désastreuse des ressources par le gouvernement, soulignant que les retards dans l'intervention ont rendu les feux ingérables. Pourtant, Ford a défendu sa gestion en déclarant que le nombre de victimes était limité grâce au travail des secours, une affirmation qui contraste avec les témoignages des communautés évacuées sans aide. Les experts soulignent que ces incendies, aggravés par le changement climatique, deviendront de plus en plus fréquents, exigeant des budgets adaptés et une écoute accrue des populations locales.

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