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Le Parti conservateur entre à l’Assemblée nationale par la grande porte

ICI Radio-Canada · mis à jour 6 oct.

Le Parti conservateur du Québec a réussi à faire élire au moins 14 députés à l’Assemblée nationale..

Victoire historique des conservateurs

Pour la première fois depuis sa création en 2009, le Parti conservateur du Québec (PCQ) a réussi à faire élire au moins 14 députés à l’Assemblée nationale lors des élections générales québécoises de 2026. Cette performance lui permet d’obtenir le statut de groupe parlementaire officiel, une reconnaissance qui lui donne plus de visibilité et de moyens au sein de l’institution. Jusqu’à présent, le PCQ n’avait jamais obtenu de siège à l’Assemblée nationale, malgré une participation aux élections de 2022 où il avait récolté 12,9 % des suffrages sans succès. Le chef du parti, Éric Duhaime, a été le premier élu de la soirée dans la circonscription de Bellechasse, avec un score écrasant de 64 % des voix. Cette victoire marque un tournant majeur pour un parti qui n’avait jusqu’alors qu’une présence symbolique en politique québécoise.

Objectifs atteints par Duhaime

Éric Duhaime, chef du PCQ, avait fixé deux objectifs précis pour ces élections : faire élire au moins 12 députés ou obtenir un minimum de 20 % des suffrages à l’échelle provinciale afin d’être reconnu comme groupe parlementaire. Ces deux conditions ont été remplies dès le soir du scrutin. Vers 21 h 40, le parti était crédité de 21,6 % des votes à l’échelle du Québec, dépassant ainsi son seuil cible. Duhaime visait également à étendre l’influence du PCQ en dehors de ses bastions traditionnels, notamment dans la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches. Ses efforts ont porté leurs fruits, avec des gains inattendus dans des régions comme le Centre-du-Québec, la Mauricie, l’Estrie et même le Bas-Saint-Laurent. Cette stratégie de tache d’huile a permis au parti de s’implanter dans des territoires où il était jusqu’alors absent.

Parcours difficile du chef

La victoire d’Éric Duhaime à Bellechasse est le résultat d’un parcours semé d’embûches. Le chef conservateur s’est présenté à trois reprises dans des circonscriptions différentes sans succès avant de remporter son siège. En 2022, il avait été battu dans Chauveau, puis en 2025, il avait échoué dans Arthabaska lors d’une élection partielle. Son élection dans Bellechasse, avec 64 % des voix, représente donc une revanche personnelle après ces échecs répétés. Cette circonscription, située dans Chaudière-Appalaches, est devenue un symbole de la percée conservatrice. Duhaime avait également recruté deux anciennes députées de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Claire Samson en 2021 et Maïté Blanchette Vézina en 2026, renforçant ainsi la crédibilité de son parti.

Nouvelle dynamique politique

L’arrivée du PCQ à l’Assemblée nationale modifie la dynamique politique au Québec. Avec 14 députés, le parti devient un acteur incontournable, capable de peser sur les débats et les votes. Cette présence pourrait influencer les autres formations politiques, notamment la CAQ et le Parti québécois (PQ), qui devront désormais composer avec une opposition conservatrice plus forte. Le PCQ, qui se positionne comme une alternative aux partis traditionnels, pourrait attirer des électeurs déçus par les autres formations. Cette élection marque également un changement dans le paysage politique québécois, où les conservateurs n’avaient pas eu de représentation parlementaire depuis plus d’une décennie.

Ce que ça pourrait changer

Les élections générales québécoises de 2026 ont été marquées par une participation record et une forte mobilisation des électeurs. Le PCQ, en réalisant une percée significative, a confirmé son statut de parti en croissance. Les résultats finaux montrent que le parti a réussi à capter une part importante des voix, dépassant les attentes initiales. Cette performance s’inscrit dans un contexte où les Québécois semblent rechercher des alternatives aux partis traditionnels, comme en témoignent les scores obtenus par le Parti québécois (PQ) et la Coalition Avenir Québec (CAQ). Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact de cette nouvelle force politique à l’Assemblée nationale.

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