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Généraliste

Les trois actus du 25 septembre

Le Devoir · mis à jour 25 sept.

Possible ingérence électorale, Orélien exclu du Goncourt et les municipalités veulent la paix: ce qu’il faut retenir..

Ingérence fédérale possible

Le chef du Parti libéral du Québec, Sergio Fréchette, a interpellé le premier ministre fédéral Justin Carney concernant une possible ingérence du gouvernement fédéral dans la campagne électorale québécoise de 2026. Selon des informations rapportées par TVA, Ottawa aurait mis en garde le gouvernement du Québec dès le début de l’année contre cette éventualité. Cette situation soulève des questions sur l’autonomie politique du Québec, une province qui revendique traditionnellement une grande marge de manœuvre dans la gestion de ses affaires internes. L’ingérence désigne ici une influence ou une intervention non sollicitée d’un gouvernement extérieur dans les affaires d’un autre gouvernement. Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois, principaux partis en lice, sont particulièrement sensibles à ce sujet en raison des tensions historiques entre Ottawa et Québec sur des questions comme la langue, la culture ou les compétences provinciales. Aucune preuve formelle d’ingérence n’a été avancée, mais l’échange public entre les deux responsables politiques met en lumière les tensions potentielles à l’approche du scrutin.

Roman exclu du Goncourt

Le roman C’était ça ou mourir, écrit par Thélyson Orélien, a été retiré de la sélection officielle pour le prix Goncourt par l’Académie Goncourt. Cette décision fait suite à une règle spécifique de l’institution, qui stipule que son rôle est de « promouvoir et couronner la littérature écrite par des femmes et des hommes ». Dans ce contexte, le terme Académie Goncourt désigne un groupe de dix écrivains français élus à vie, chargés de décerner chaque année l’un des prix littéraires les plus prestigieux de France. Le retrait du roman d’Orélien, un auteur haïtien, a suscité des débats sur la diversité et l’inclusivité dans les cercles littéraires traditionnels. L’Académie n’a pas précisé si cette règle s’appliquait à des auteurs non français, mais la polémique illustre les tensions autour des critères de sélection dans les grands prix littéraires, souvent critiqués pour leur manque de représentativité.

Ce que ça pourrait changer

La **Fédération québécoise des municipalités** a lancé un appel aux chefs de partis politiques en lice pour les élections québécoises de 2026, leur demandant de « laisser les municipalités en paix ». Cette expression reflète l’exaspération des gouvernements locaux face à la multiplication des normes et réformes imposées par les gouvernements provinciaux, qui limitent leur autonomie. La Fédération, qui représente les intérêts de 1 100 municipalités québécoises, a demandé au futur gouvernement de ne pas imposer de nouvelles réformes aux collectivités locales. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte où les municipalités québécoises dénoncent régulièrement un manque de financement et une centralisation excessive des décisions politiques. Les chefs de partis sont invités à respecter l’autonomie municipale, un principe qui garantit aux villes et villages une certaine liberté dans la gestion de leurs ressources et de leurs politiques locales.

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