Une stagiaire canadienne à l’OTAN arrêtée en Belgique pour espionnage
La suspecte avait attiré l'attention des services de sécurité..
Une stagiaire canadienne d'origine chinoise, travaillant au quartier général militaire de l'OTAN en Belgique, a été arrêtée le 24 juillet 2026 pour des soupçons d'espionnage. Elle était en stage au SHAPE, le Supreme Headquarters Allied Powers Europe (Quartier général suprême des puissances alliées en Europe), situé à Mons en Belgique. Le SHAPE est le centre névralgique où sont planifiées et coordonnées les opérations militaires de l'OTAN, une alliance de défense regroupant 32 pays membres. La suspecte a été placée sous mandat d'arrêt par les autorités belges et est désormais détenue provisoirement. Les services de sécurité de l'OTAN avaient remarqué son comportement, ce qui a conduit à son signalement aux services de renseignement belges.
La stagiaire est accusée d'avoir commis un acte d'espionnage au profit d'un pays tiers, c'est-à-dire qu'elle aurait transmis des informations sensibles à un État étranger sans autorisation. Elle est également soupçonnée de participation à une organisation criminelle. L'enquête est menée par la police judiciaire fédérale de Charleroi, sous la supervision d'une juge d'instruction du tribunal de première instance du Hainaut, division de Mons. Les enquêteurs ont perquisitionné son domicile ainsi que son lieu de travail. Le parquet fédéral belge, qui supervise l'affaire, n'a pas révélé l'identité de la suspecte ni le pays ou l'organisation pour lequel elle aurait travaillé. L'enquête est toujours en cours, et le parquet a indiqué qu'il ne ferait aucun autre commentaire pour l'instant.
Un porte-parole du SHAPE a précisé qu'aucune faille n'avait été détectée dans les opérations, les dispositifs de commandement ou les missions en cours de l'OTAN. Cela signifie que l'arrestation de la stagiaire n'a pas compromis la sécurité ou l'efficacité des activités militaires de l'alliance. L'incident reste cependant un sujet de préoccupation, car il révèle une possible vulnérabilité dans les processus de sécurité internes. L'OTAN, organisation internationale fondée en 1949 pour assurer la défense collective de ses membres, est régulièrement ciblée par des tentatives d'espionnage en raison de la sensibilité des informations qu'elle manipule.

