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Élections au Québec : jour 38 de la campagne

ICI Radio-Canada · mis à jour 3 oct.

Le chef conservateur Éric Duhaime commencera sa journée en encourageant les coureurs au marathon de Québec..

38e jour de campagne

Le 3 octobre 2026 marque le 38e jour de la campagne électorale au Québec, qui se terminera le 5 octobre 2026. À cette date, les chefs des cinq principaux partis politiques du Québec ont visité 103 circonscriptions sur 127 et 149 municipalités, couvrant les 17 régions administratives de la province. Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), a commencé sa journée en participant au marathon de Québec, une activité symbolique pour montrer son engagement envers la santé et l'activité physique. Cette journée illustre la fin de la campagne, où les chefs multiplient les déplacements pour convaincre les électeurs avant le scrutin.

Thèmes dominants

Les thèmes principaux de cette fin de campagne sont la natalité, l'immigration, la question d'un éventuel référendum sur l'indépendance du Québec, et les craintes d'une ingérence américaine. Le journaliste Gali Bonin souligne que ces sujets ont dominé les débats, reflétant des préoccupations sociétales et politiques majeures. La natalité, par exemple, concerne la baisse du taux de naissance au Québec, un enjeu démographique crucial pour l'avenir de la province. L'immigration, quant à elle, est un sujet sensible, souvent lié aux capacités d'accueil des services publics. Le référendum renvoie à la question de l'indépendance du Québec, un débat récurrent dans la politique québécoise. Enfin, les craintes d'ingérence étrangère, notamment américaine, soulèvent des questions sur l'autonomie et la souveraineté du Québec dans ses décisions politiques.

10 propositions marquantes

Gérald Fillion, journaliste à Radio-Canada, a identifié dix idées intéressantes proposées par les partis politiques lors de la campagne. Bien que les cadres financiers de ces propositions restent à préciser, certaines mesures se distinguent. Par exemple, des partis ont proposé des crédits d'impôt pour les régions éloignées, comme Charlevoix, où le Parti québécois (PQ) a promis un statut de région éloignée pour offrir des avantages fiscaux aux résidents et aux entreprises locales. D'autres idées incluent des mesures pour améliorer l'accès à l'éducation ou renforcer les services publics. Ces propositions visent à répondre aux attentes des électeurs, mais leur mise en œuvre dépendra des résultats électoraux et des alliances politiques.

École à trois vitesses

L'école à trois vitesses est un enjeu central de cette campagne électorale. Selon les données de 2025-2026, 43 % des élèves du secondaire fréquentent le réseau public avec des projets pédagogiques particuliers (PPP), 37 % le réseau public régulier, et 20 % le réseau privé. Ce système crée des inégalités dans l'accès à l'éducation, avec des ressources et des opportunités différentes selon le type d'école. Les cinq principaux partis ont débattu de ce système lors du débat des chefs, mais aucune solution consensuelle n'a émergé. Certains proposent de renforcer le réseau public, tandis que d'autres défendent le maintien de la diversité des options éducatives. Ce débat reflète des tensions entre équité et liberté de choix dans le système scolaire québécois.

Déplacements des chefs

Les chefs des principaux partis ont sillonné le Québec pendant 37 jours pour rencontrer les électeurs. Paul St-Pierre Plamondon (PQ) a visité des restaurants à Québec et une microbrasserie en Mauricie. Charles Milliard (Parti libéral du Québec, PLQ) a rencontré des militants à Lachute, Trois-Rivières, Québec et L'Ancienne-Lorette. Ruba Ghazal (Québec solidaire, QS) a tenu un point de presse dans le Sud-Ouest de Montréal avant de participer à une manifestation pour l'accessibilité universelle. Christine Fréchette (Coalition avenir Québec, CAQ) s'est rendue à Saint-Hubert et à Rougemont. Éric Duhaime (PCQ) a commencé sa journée au marathon de Québec. Ces déplacements montrent l'importance de la proximité avec les électeurs en fin de campagne.

Ce que ça pourrait changer

L'environnement a été peu abordé pendant la campagne électorale, malgré son importance. Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales chez Équiterre, souligne que les débats ont davantage porté sur la réduction du nombre de fonctionnaires ou de règlements que sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le retour de l'exploitation des gaz de schiste dans les discussions est considéré comme un recul environnemental par certains écologistes. Après le scrutin, les enjeux environnementaux, comme le climat, s'imposeront d'eux-mêmes, indépendamment du parti élu. Cela souligne un décalage entre les priorités électorales et les urgences écologiques.

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