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Généraliste

Une famille d’immigrants « bien intégrés » doit repartir en Colombie

ICI Radio-Canada · mis à jour 30 sept.

La résidente de Saint-Lambert Carolina Grisales Patino s'est vu refuser son permis de travail..

Famille colombienne expulsée

Une famille colombienne installée au Québec depuis trois ans doit quitter le pays le 2 octobre 2026. Carolina Grisales Patino, éducatrice de la petite enfance, et son fils Miguel, 11 ans, sont concernés par cette décision. Carolina, qui travaillait dans un CPE de Boucherville, a vu son permis de travail non renouvelé. Sans statut légal, la famille risque l’expulsion. Carolina décrit Saint-Lambert, où ils vivaient, comme une communauté où ils s’étaient bien intégrés. Miguel, scolarisé depuis trois ans au Québec, doit quitter le pays en pleine année scolaire, alors que ses amis poursuivent leur parcours. La mère exprime sa tristesse face à cette situation, soulignant l’impact émotionnel pour son fils, notamment la séparation d’avec ses amis et la perte de son environnement scolaire.

Fin du permis de travail

Carolina Grisales Patino est arrivée au Québec en 2024 avec un permis de travail fermé, obtenu grâce à son expérience de 20 ans comme éducatrice de la petite enfance en Colombie. Ce permis lui permettait de travailler dans un CPE de Boucherville à temps partiel pendant ses études. Cependant, son permis a expiré le 15 avril 2026 et n’a pas été renouvelé. Pour obtenir un nouveau permis, son employeur devait soumettre une évaluation de l’impact sur le marché du travail (EIMT), un document prouvant que son embauche répondait à un besoin de main-d’œuvre. Sans cette évaluation, impossible de faire une nouvelle demande. En février 2026, IRCC (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada) a refusé la demande, estimant que le poste n’était pas justifié et que le taux de chômage dans la région métropolitaine de Montréal dépassait 6%. En juillet 2026, le taux de chômage était de 6,6%, bloquant toute nouvelle demande.

Décision économique et scolaire

La famille a pris la décision de quitter le Canada volontairement le 2 octobre 2026 pour éviter une expulsion forcée, ce qui aurait pu nuire à leurs futures démarches d’immigration. Carolina n’a pas pu travailler depuis l’expiration de son permis en avril 2026, ce qui a mis la famille dans une situation financière difficile. Elle mentionne avoir dû compter sur la générosité de leur entourage pour payer les billets d’avion. Miguel, qui parle français couramment, a exprimé sa tristesse face au départ, notamment parce qu’il a dû annuler une fête avec ses amis plus tôt pour passer du temps avec sa famille. Il a également participé à un projet scolaire à Saint-Lambert, proposant l’aménagement d’une piste de BMX, qui a été accepté pour 2027. Miguel ignore s’il pourra voir ce projet aboutir.

Ce que ça pourrait changer

Le maire de Saint-Lambert, Loïc Blancquaert, se souvient de Miguel pour son implication dans le projet de piste de BMX. Il reconnaît les qualités d’intégration de la famille mais explique que les municipalités n’ont aucun pouvoir sur les décisions d’immigration, qui relèvent uniquement des gouvernements fédéral et provincial. Carolina et sa famille doivent maintenant entamer un nouveau processus d’immigration depuis la Colombie, une démarche longue et coûteuse. Ils ont déjà dépensé beaucoup d’argent pour rester au Québec et retournent dans leur pays sans ressources financières. Les ministères québécois et fédéraux de l’immigration n’ont pas répondu aux demandes d’entrevue de l’article.

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