NapseflowNapseflow
Numérique

Windows 11 : la mise à jour 26H2 se dessine pour cet automne

Next.ink · mis à jour 6 juil.

La prochaine grosse évolution de Windows 11 apparaitra cet automne. Comme la 25H2, la 26H2 sera diffusée sous forme d’un « package d’activation », mais la plupart des nouveautés auront été distribuées avant, selon les configurations.

Mise à jour 26H2 automne

Microsoft prépare une mise à jour majeure de Windows 11, appelée 26H2, prévue pour l’automne 2026. Elle s’inscrit dans la continuité de la version 25H2, diffusée en octobre 2025, et adopte le même système de « package d’activation » (enablement package, eKB). Contrairement aux mises à jour classiques qui installent l’intégralité des nouveautés d’un coup, ce package se contente d’activer des fonctionnalités déjà présentes sur l’ordinateur, mais désactivées par défaut. Cette méthode permet d’éviter des installations longues et potentiellement problématiques. Les nouveautés sont donc déjà intégrées au système depuis des mois, mais ne deviennent visibles qu’après l’application de ce package, qui s’installe en quelques minutes comme une mise à jour mensuelle classique. Microsoft privilégie cette approche depuis la 25H2 pour fluidifier l’expérience utilisateur.

Personnalisation interface

La mise à jour 26H2 répond à des critiques récurrentes des utilisateurs concernant l’interface de Windows 11. Plusieurs améliorations sont apportées au menu Démarrer et à la barre des tâches, deux éléments souvent pointés du doigt depuis le lancement de Windows 11. La barre des tâches pourra désormais être placée sur n’importe quel bord de l’écran (haut, bas, gauche ou droite), et son épaisseur pourra être réduite pour gagner de l’espace, notamment sur les petits écrans. Le menu Démarrer gagne en flexibilité : il sera possible de masquer entièrement les sections comme les Épinglé, Recommandations ou Tout, ou encore de désactiver les suggestions de fichiers tout en conservant l’historique d’utilisation. Une option permettra aussi de réduire la taille du menu (petit ou grand) et d’occulter le nom ou la photo de profil, utile en cas de partage d’écran. Ces réglages pourront être combinés pour afficher uniquement une grille d’applications épinglées.

Recherche locale améliorée

La fonction de recherche de Windows 11 évolue pour répondre à une demande forte des utilisateurs : la possibilité de limiter les résultats aux fichiers et applications locaux, sans inclure le web ou le Windows Store. Cette option, déjà testée dans une version expérimentale fin mai 2026, sera accessible via les paramètres. Elle permet de désactiver par défaut la recherche en ligne, tout en conservant une recherche locale performante. Autre avancée : la prise en charge des sous-chaînes de caractères dans la recherche, facilitant la localisation d’un document à partir d’une partie de son nom. Par ailleurs, une nouvelle zone de recherche optionnelle, Ask Copilot, remplacera temporairement la recherche classique dans la barre des tâches. Pilotée par l’IA Copilot, elle utilise les mêmes données que la recherche Windows, sans accéder au contenu personnel. Cette fonction, déjà disponible pour les comptes professionnels, sera proposée aux particuliers avec la 26H2, mais restera désactivée par défaut.

Contrôle mises à jour sécurité

Windows 11 26H2 introduit des outils pour mieux maîtriser les mises à jour et renforcer la sécurité. Concernant Windows Update, il sera possible de reporter les installations jusqu’à 35 jours dans le futur, avec la possibilité de reculer indéfiniment cette date. Le système affichera un avertissement si le report est trop long, rappelant l’importance des correctifs de sécurité mensuels. Côté sécurité, une nouvelle fonction appelée Protection de l’administrateur sera déployée. Elle remplace progressivement le UAC (User Account Control), apparu avec Windows Vista, qui affichait une fenêtre de confirmation pour les actions nécessitant des droits administrateur. Le nouveau système applique le principe du moindre privilège : l’utilisateur démarre avec un compte standard, et un compte administrateur temporaire est créé uniquement pour la tâche en cours. Ce compte est ensuite supprimé, réduisant les risques liés à une utilisation prolongée de droits élevés.

Retour du contrôle utilisateur

La mise à jour 26H2 s’inscrit dans une stratégie de recentrage de Microsoft, nommée Windows K2, visant à réduire l’intégration excessive de l’IA dans l’interface. Cette initiative fait suite à des critiques sur des fonctionnalités jugées intrusives ou inutiles, comme les boutons Copilot dans des applications comme le Bloc-notes ou l’Outil Capture. Résultat : les nouveautés mises en avant dans la 26H2 concernent davantage le contrôle utilisateur (personnalisation, mises à jour, sécurité) que l’ajout de nouvelles fonctions liées à l’IA. Par exemple, Ask Copilot reste optionnel et désactivé par défaut. Pour tester ces évolutions avant leur sortie officielle, les utilisateurs peuvent s’inscrire au programme Windows Insiders, qui propose deux branches : Beta (stable) et Expérimentale (plus risquée). Cependant, l’installation peut être longue et entraîner des incompatibilités, notamment sur des machines récentes.

Ce que ça pourrait changer

Plusieurs fonctionnalités annoncées pour la 26H2 sont en réalité déjà accessibles sur une partie des machines, car elles ont été diffusées progressivement via des mises à jour intermédiaires. C’est le cas du contrôle des mises à jour Windows, de la recherche locale ou encore de certaines options de personnalisation du menu Démarrer. Microsoft utilise un système de **branche de service commune** : toutes les versions de Windows 11 partagent un même socle technique, et les différences entre elles résident uniquement dans les fonctionnalités activées. Ainsi, la quasi-totalité des nouveautés développées pour la 25H2 sont déjà présentes en « sommeil » sur les ordinateurs, et la 26H2 se contente de les « débloquer ». Cette approche permet de déployer des mises à jour plus légères et moins sujettes aux bugs. Certaines fonctions, comme le panneau *Exécuter* modernisé, ont déjà évolué, mais l’homogénéité globale de l’interface reste un objectif à atteindre.

Sujets complémentaires