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Culture

Mobilisation lycéenne : 480 000 manifestants selon les organisations, 161 500 d'après le ministère de l'Intérieur

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 1 j

L'acte 5 du mouvement des lycéens : 161 500 manifestants ont défilé en France selon les autorités, 480 000 selon les organisations lycéennes. Une manifestation à l'aube des vacances de la Toussaint.

Deux chiffres divergents

Lors de la cinquième journée nationale de mobilisation lycéenne le 13 octobre 2026, les organisateurs estiment à 480 000 le nombre de manifestants dans toute la France, tandis que le ministère de l'Intérieur annonce 161 500 participants. Cette différence s'explique par les méthodes de comptage distinctes : les organisations lycéennes comptabilisent souvent l'ensemble des personnes présentes dans les cortèges, y compris celles qui défilent plusieurs fois ou rejoignent le mouvement ponctuellement, tandis que les autorités se basent sur des estimations plus strictes, réalisées par des forces de l'ordre déployées sur le terrain. À Paris, deux cortèges distincts ont défilé, reflétant la mobilisation dans la capitale. Le gouvernement espérait un essoufflement du mouvement avant les vacances de la Toussaint, mais la détermination des lycéens semble toujours forte.

Soutien international

La mobilisation lycéenne française a reçu un soutien symbolique de taille avec la présence de Greta Thunberg, figure mondiale de la lutte écologique. La militante suédoise, vêtue d'un keffieh (foulard traditionnel souvent associé aux luttes palestiniennes), s'est rendue devant le lycée Paul Éluard à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour encourager les manifestants. Elle a souligné le retentissement international du mouvement, rappelant que les revendications des lycéens français s'inscrivent dans une dynamique globale de contestation de la jeunesse contre les politiques éducatives et sociales. Son intervention a été relayée par les médias et a renforcé la visibilité médiatique du mouvement.

Extension à l'enseignement supérieur

Le mouvement de contestation ne se limite plus aux lycées : 35 % des universités et grandes écoles en France sont aujourd'hui perturbées, selon le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. À l'exemple du plateau de Saclay, dans le sud de Paris, des étudiants en ingénierie et en écologie ont rejoint les revendications, exigeant davantage d'investissements publics dans l'éducation pour garantir une meilleure égalité des chances. Cette extension du mouvement montre une convergence entre les luttes lycéennes et étudiantes, avec des revendications communes centrées sur l'accès à une éducation publique de qualité et des conditions d'études améliorées.

Contexte politique tendu

La mobilisation lycéenne intervient dans un contexte politique marqué par des tensions budgétaires à l'Assemblée nationale. Les socialistes ont annoncé le dépôt d'une motion de rejet contre le projet de budget 2027, une stratégie plus combative que celle adoptée l'année précédente, où leur soutien avait permis l'adoption du budget. Bien que cette motion ait peu de chances d'aboutir, elle illustre les divisions politiques autour de la gestion des finances publiques. Par ailleurs, une autre loi sensible, visant à renforcer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, est en cours d'examen. Cette proposition de loi, portée après le meurtre de la jeune Lyhanna, bénéficie d'un large soutien transpartisan.

Dette publique au cœur des débats

À quelques mois de l'élection présidentielle de 2027, la question de la dette publique s'impose comme un thème central de la campagne. Le Cercle des économistes a organisé un débat à Paris avec des représentants des principaux candidats, alors que la dette française atteint près de 3 600 milliards d'euros, soit 119 % du PIB. Cette dette devient de plus en plus difficile à financer en raison de la hausse des taux d'intérêt, ce qui pose des défis majeurs pour les politiques économiques futures. Les candidats devront proposer des solutions pour réduire ce fardeau tout en maintenant les services publics essentiels.

Affaire d'arme en collège

À Aubagne, une enquête est désormais confiée au Parquet national antiterroriste après qu'un élève de 3e a ouvert le feu dans son collège. L'adolescent, âgé de 14 ans, est mis en cause pour des faits qualifiés de tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste, des qualifications juridiques graves. Les investigations révèlent une probable adhésion de l'élève à la mouvance dite True Crime Community (communauté en ligne centrée sur les faits divers et les crimes), un mouvement en ligne qui suscite des interrogations sur la radicalisation des jeunes et l'impact des réseaux sociaux.

Ce que ça pourrait changer

L'écrivain Thélyson Orélien est au cœur d'une polémique après des accusations d'utilisation de l'*intelligence artificielle* pour rédiger son roman *C'était ça ou mourir*, ainsi que des révélations de plagiat. Plus de trois semaines après le début de la controverse, l'auteur a publié un texte via son éditeur français Grasset pour s'expliquer. Cette affaire soulève des questions sur l'éthique de l'écriture à l'ère du numérique, notamment l'utilisation des outils d'IA dans la création littéraire et les risques de contrefaçon ou de manque d'originalité dans les œuvres contemporaines.

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