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Le Liban œuvre à « un retrait israélien global », dit son premier ministre

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 15 j

La veille, l'armée libanaise s'est déployée dans le sud du pays en application d'un accord avec Israël..

Accord Liban-Israël

Un accord conclu en juin 2024 prévoit le déploiement de l’armée libanaise dans des zones du sud du Liban évacuées par Israël, sous réserve du désarmement du Hezbollah. Cet accord vise à stabiliser la région après des décennies de tensions. Israël occupe toujours une partie du sud libanais, ce qui rend ce déploiement partiel. Le Hezbollah, un groupe armé chiite soutenu par l’Iran, s’oppose à cet accord et refuse de se désarmer, ce qui complique sa mise en œuvre. Le Liban cherche à obtenir un retrait global d’Israël de ces zones pour avancer dans l’application de l’accord.

Déploiement militaire

Le 10 septembre 2024, l’armée libanaise s’est déployée dans la localité de Zaoutar el-Gharbiyé, une zone contrôlée jusqu’alors par Israël. Ce déploiement fait suite à un accord avec Israël, mais la situation reste instable. L’armée libanaise a accusé Israël d’avoir ouvert le feu à proximité de ses unités, tandis qu’Israël affirme avoir tiré des coups de semonce en l’air après l’entrée des soldats libanais dans une zone non prévue par l’accord. Malgré ces tensions, l’armée libanaise poursuit son déploiement et promet d’assurer la sécurité des habitants pour leur retour.

Contexte géopolitique

Le conflit actuel s’inscrit dans un contexte régional plus large impliquant Israël, le Liban, l’Iran et les États-Unis. Le 2 mars 2024, le Hezbollah a attaqué Israël en soutien à l’Iran, déclenchant une riposte israélienne massive : bombardements et offensive terrestre ont causé plus d’1 million de déplacés. Israël justifie sa présence dans le sud du Liban par la nécessité d’assurer la sécurité de sa frontière nord. Le président libanais Joseph Aoun a rencontré Donald Trump à la Maison-Blanche le 9 septembre 2024 pour discuter d’un retrait israélien total et de l’aide américaine au Liban.

Réactions locales

Les habitants déplacés de Zaoutar el-Gharbiyé attendent avec impatience leur retour, mais l’armée libanaise les a appelés à patienter pour des raisons de sécurité. Abbas Yaghi, 73 ans, a déclaré : « Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l’armée libanaise dont nous sommes fiers. » D’autres, comme Moustafa Ammar, espèrent que Israël se retirera d’autres localités. Wafaa Ismaïl, 64 ans, critique cependant le premier ministre Nawaf Salam pour ne pas avoir fait entrer les habitants derrière lui lors de son déplacement, estimant que cela aurait symbolisé une victoire.

Ce que ça pourrait changer

Depuis la trêve de juin 2024, plus de 700 000 déplacés sont rentrés chez eux, selon l’ONU. Cependant, la situation reste fragile : Israël continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme à Nabatiyé al-Fawqa le 11 septembre 2024. Le Liban, déjà en crise économique et politique, doit gérer à la fois le retour des déplacés et la pression internationale pour désarmer le *Hezbollah*. L’armée libanaise, sous pression d’Israël et des États-Unis, tente de rétablir l’ordre et les services essentiels pour permettre aux habitants de retrouver une vie normale.

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