Le gouvernement Carney lance un nouveau Conseil sur l’IA qui inclut Yoshua Bengio
Le Conseil regroupera 13 experts issus du public et du privé, dont le Québécois Yoshua Bengio..
Le gouvernement canadien, dirigé par le premier ministre Mark Carney, annonce la création d’un Conseil national sur l’intelligence artificielle (IA) composé de 13 experts issus des secteurs public et privé. Ce conseil a pour mission de fournir des conseils indépendants et pratiques sur les transformations liées à l’IA au Canada. Ses objectifs principaux sont d’aider le gouvernement à déployer efficacement cette technologie, en gérant les risques, en saisissant les opportunités et en veillant à ce que l’IA améliore la vie de tous les Canadiens. Le conseil inclut des personnalités influentes comme Yoshua Bengio, un pionnier québécois de l’IA, Valérie Pisano, PDG de l’institut Mila, et Louis Vachon, ancien PDG de la Banque Nationale. Le lancement de ce conseil s’inscrit dans une démarche plus large pour encadrer le développement de l’IA au pays.
Le Conseil national sur l’IA a un mandat précis : il doit formuler des recommandations stratégiques pour le gouvernement canadien. Parmi ses priorités figurent l’accélération de l’adoption de l’IA par les entreprises et les institutions, le soutien aux leaders nationaux dans ce domaine, et la mise en place d’une infrastructure technologique souveraine, c’est-à-dire des outils et systèmes conçus et contrôlés par le Canada. Le conseil est également chargé de proposer des mesures pour rendre l’IA plus sûre et protéger la démocratie. Ces actions s’appuient sur une volonté de garantir que les avancées technologiques bénéficient à l’ensemble de la population, sans exclure certains groupes. Le conseil devra rendre des avis sur des sujets aussi variés que la régulation, l’éthique ou l’impact économique de l’IA.
Le conseil rassemble 13 membres aux profils diversifiés, représentant des domaines comme la recherche, l’économie, la finance et la technologie. On y trouve des chercheurs de renom comme Yoshua Bengio, professeur à l’Université de Montréal et figure mondiale de l’IA, ainsi que Sanja Fidler, professeure à l’Université de Toronto et vice-présidente de la recherche en IA chez Nvidia, un géant américain de la tech. Des experts en gouvernance et éthique, comme Gillian Hadfield de l’Université Johns Hopkins, complètent l’équipe. Le secteur privé est représenté par des entrepreneurs et investisseurs, dont Louis Vachon, ancien PDG de la Banque Nationale, et Michelle Zatlyn, cofondatrice de Cloudflare, une entreprise spécialisée en cybersécurité. Le conseil intègre aussi des fonctionnaires et des personnalités politiques, comme Jody Thomas, ancienne conseillère à la sécurité nationale, et Thomas Pitfield, sénateur et ancien conseiller de Mark Carney. Patrick Pichette, ancien cadre chez Google et Twitter, est membre d’office en raison de son rôle de PDG de la Transformation numérique pour le gouvernement.
La création de ce conseil s’inscrit dans le cadre de la **stratégie fédérale sur l’IA**, intitulée *« L’IA pour tous »*, dévoilée en juin 2026. Ce plan quinquennal vise à favoriser une adoption **responsable** de l’IA, en mettant l’accent sur la protection des données personnelles et la création d’emplois. La stratégie repose sur trois piliers : la **souveraineté technologique** du Canada, l’inclusion de tous les citoyens dans les bénéfices de l’IA, et une croissance économique ambitieuse. D’ici 2031, le gouvernement espère générer une croissance de 200 milliards de dollars et créer 250 000 emplois dans le secteur de l’IA. Pour y parvenir, il prévoit d’augmenter le taux d’adoption de l’IA par les entreprises canadiennes, passant de 12 % en 2026 à 60 % d’ici 2034. Cette stratégie reflète une volonté de positionner le Canada comme un leader mondial dans le domaine, tout en garantissant une utilisation éthique et sécurisée de ces technologies.

