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Environnement

«Nous avons gagné la bataille de l’opinion» : les anti-A69 s’offrent une dernière manif à quelques jours de l’ouverture de l’autoroute

Vert.eco · mis à jour il y a 3 j

À Cambounet-sur-le-Sor (Tarn), plus d’un millier de manifestant·es ont défilé ce week-end pour protester une dernière fois contre l’autoroute A69, qui doit être mise en service début novembre. Un cortège partagé entre la rage d’avoir perdu et l’espoir de futures luttes victorieuses..

Dernière manif anti-A69

Plus d’un millier de manifestant·es se sont rassemblé·es ce week-end à Cambounet-sur-le-Sor, un village situé dans le département du Tarn (Occitanie), pour une marche de protestation contre la future autoroute A69. Ce cortège marque l’une des dernières mobilisations avant l’ouverture prévue de cette infrastructure début novembre. Les participant·es expriment à la fois une forme de résignation, liée à la défaite de leur combat, et une lueur d’espoir pour d’éventuelles futures luttes similaires. L’autoroute A69 est un projet routier controversé, long de 52 kilomètres, qui doit relier Castres à Toulouse. Ses opposant·es dénoncent notamment son impact environnemental, son coût élevé et son utilité contestée, estimant qu’elle favorisera davantage la circulation automobile plutôt que de répondre à des besoins de mobilité durable.

Contexte du projet A69

L’autoroute A69 est un projet d’infrastructure routière porté par la société ASFA (Autoroutes de France), filiale du groupe Vinci Autoroutes, l’un des principaux opérateurs autoroutiers en France. Son coût total est estimé à environ 500 millions d’euros, financé en partie par des fonds publics et privés. Le tracé prévu traverse des zones rurales et agricoles, suscitant des inquiétudes parmi les habitant·es et les associations locales, qui craignent une artificialisation des sols, une fragmentation des écosystèmes et une augmentation de la pollution atmosphérique. Le projet s’inscrit dans une logique de développement des infrastructures autoroutières, malgré les critiques croissantes sur leur impact climatique et leur pertinence face aux enjeux de transition écologique.

Ce que ça pourrait changer

Les manifestant·es, issu·es de divers horizons (associations écologistes, habitant·es, militant·es), ont défilé pour marquer leur opposition à l’ouverture de l’A69, prévue début novembre. Leur mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large de contestation des grands projets d’infrastructures, perçus comme incompatibles avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Parmi les arguments avancés par les opposant·es figurent le manque de transparence dans la concertation publique, le coût exorbitant pour les finances publiques et les alternatives possibles, comme le développement des transports en commun ou des pistes cyclables. Leur slogan, *« Nous avons gagné la bataille de l’opinion »*, reflète une forme de victoire symbolique : bien que le projet soit maintenu, les opposant·es estiment avoir réussi à sensibiliser l’opinion publique à ses impacts négatifs.

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