En Irlande, Donald Trump mêle diplomatie, affaires et golf
Le président américain a aussi promis de lever les droits de douane sur le whisky irlandais..
En septembre 2026, Donald Trump, président des États-Unis, effectue une visite officielle en Irlande marquée par des déclarations imprévisibles et un mélange des genres entre diplomatie, affaires personnelles et loisirs. Lors de ce déplacement, il participe à l'Open d'Irlande de golf, un tournoi organisé sur un parcours appartenant à sa famille, situé à Doonbeg, dans l'ouest du pays. Trump y remet le trophée au vainqueur, Shane Lowry, en présence du premier ministre irlandais, Micheal Martin. Cette visite s'inscrit dans un contexte où Trump cumule les rôles de chef d'État et de promoteur de ses intérêts privés, notamment ceux de sa marque familiale. Il profite de l'occasion pour s'exprimer sur divers sujets, comme la levée des droits de douane sur le whisky irlandais, une promesse faite sous les applaudissements du public.
Lors de son séjour en Irlande, Donald Trump annonce publiquement la suppression des droits de douane américains sur le whisky irlandais, une mesure qui suscite l'ovation des participants. Cette décision intervient dans un contexte où les États-Unis et l'Union européenne (dont l'Irlande fait partie) avaient convenu en 2025 d'un accord commercial limitant à 15 % les taxes sur les produits européens entrant aux États-Unis. Cependant, la date d'application de cette exonération reste floue. Par ailleurs, Trump profite de l'événement pour vanter les investissements de sa famille en Irlande, notamment le golf de Doonbeg, qu'il présente comme l'un des meilleurs au monde. Ces déclarations s'accompagnent de critiques envers d'autres dirigeants, comme Volodymyr Zelensky, président ukrainien, ou de prises de position sur des sujets comme l'intelligence artificielle.
Donald Trump surprend en se déclarant soudainement favorable à l'unification de l'Irlande du Nord, province britannique, avec la république d'Irlande, un sujet hautement sensible dans la région. Cette prise de position intervient malgré l'opposition du gouvernement britannique, qui estime qu'un référendum sur ce sujet n'est pas envisageable en l'absence de consensus populaire en Irlande du Nord. Trump qualifie cette union de « naturelle » et en fait part publiquement après la remise du trophée de l'Open d'Irlande. Cette déclaration provoque des réactions à Londres et à Dublin, où des manifestants s'opposent à sa visite. La veille, une manifestation à Dublin avait rassemblé plusieurs milliers de personnes, selon l'AFP, certains brandissant des drapeaux palestiniens.
La visite de Donald Trump en Irlande soulève des questions sur les conflits d'intérêts liés à ses activités personnelles et ses fonctions officielles. Trump, qui joue régulièrement au golf sur des terrains appartenant à sa famille, notamment près de Washington, New York et en Floride, organise également le sommet du G20 en décembre 2026 dans son club de golf de Miami. Ses détracteurs, notamment les démocrates, dénoncent une confusion permanente entre ses intérêts privés et ses responsabilités de président. Selon des déclarations financières légales, Trump a généré plus de 2 milliards de dollars de revenus en 2025, contre environ 600 millions en 2024. Ces critiques portent aussi sur des cadeaux reçus, comme un avion offert par le Qatar, ou des transactions financières, dont des gains en cryptomonnaies.
La visite de Donald Trump en Irlande est marquée par des manifestations d'opposition, tant à Dublin qu'à Doonbeg, où se déroule l'Open d'Irlande. À Dublin, des milliers de personnes, selon l'AFP, défilent pour protester contre sa présence, brandissant notamment des drapeaux palestiniens. À Doonbeg, un petit village de moins de 800 habitants, un dispositif de sécurité important est déployé pour encadrer le président américain. Ces protestations reflètent le mécontentement d'une partie de la population irlandaise envers les positions politiques de Trump, son mélange des genres entre affaires et diplomatie, ainsi que ses prises de position controversées sur des sujets comme l'unification de l'Irlande ou les droits de douane.

