Une orque connue pour s’en prendre aux yachts retrouvée avec la nageoire criblée d’impacts de plombs
La matriarche d’un groupe d’orques ibériques connu pour percuter des yachts a été aperçue dans le détroit de Gibraltar avec la nageoire dorsale criblée de traces de tirs de projectiles. Les traces suggèrent des tirs avec un fusil à plombs, selon les autorités locales, et certains projectiles sont encore incrustés dans la chair de l’animal, […] Cet article Une orque connue pour s’en prendre aux yachts retrouvée avec la nageoire criblée d’impacts de plombs est apparu en premier sur Trust My Science..
Une orque nommée Port and Starboard, connue pour s’attaquer à des yachts dans les eaux de Gibraltar, a été retrouvée avec sa nageoire dorsale criblée d’impacts de plombs. Cette orque, souvent surnommée White Gladis par les locaux, est célèbre pour ses interactions agressives avec les bateaux, un comportement rare chez les cétacés. Les scientifiques pensent que ces attaques pourraient être une réaction de défense ou de vengeance après des années de perturbations humaines, comme des collisions avec des hélices ou des bruits sous-marins. Les impacts de plombs sur sa nageoire suggèrent une tentative de neutralisation par des humains, probablement des plaisanciers ou des pêcheurs cherchant à la dissuader de s’approcher de leurs embarcations.
La nageoire dorsale de l’orque, située sur son dos, est un organe essentiel pour sa stabilité et sa propulsion dans l’eau. Les impacts de plombs observés sont des perforations causées par des projectiles, similaires à des billes de plomb utilisées dans les cartouches de chasse ou les fusils à air comprimé. Ces blessures, au nombre de plusieurs dizaines, indiquent une exposition répétée à des tirs. Bien que l’orque semble toujours en vie, ces lésions pourraient affecter sa capacité à nager normalement ou à chasser, mettant en péril sa survie à long terme. Les experts soulignent que de telles blessures sont inhabituelles chez les orques, qui ne sont généralement pas ciblées par des humains.
Les attaques de White Gladis contre les yachts, documentées depuis plusieurs années, sont considérées comme un comportement anormal pour une orque. En temps normal, ces animaux sont sociaux, intelligents et évitent généralement les interactions conflictuelles avec les humains. Les scientifiques évoquent plusieurs hypothèses pour expliquer ce changement : un traumatisme antérieur (comme une collision avec un bateau), une perturbation de son habitat naturel ou une réponse à la pollution sonore sous-marine. Ce cas illustre comment les activités humaines peuvent modifier le comportement des espèces marines, parfois de manière irréversible. Les autorités locales tentent de surveiller la situation pour éviter des conflits supplémentaires.
Face à cette situation, les réactions des plaisanciers et des autorités locales sont partagées. Certains propriétaires de yachts, exaspérés par les attaques répétées, pourraient avoir recours à des moyens violents pour éloigner l’orque, comme des tirs de plombs ou d’autres projectiles. D’autres appellent à une gestion plus pacifique du conflit, en limitant les perturbations humaines dans son habitat ou en utilisant des méthodes de dissuasion non létales. Les scientifiques insistent sur la nécessité de mieux comprendre les causes de ce comportement avant d’agir, afin d’éviter d’aggraver la situation. Une approche collaborative entre scientifiques, autorités et plaisanciers est souvent recommandée pour résoudre ce type de conflit.
Ce cas met en lumière les enjeux écologiques liés à la cohabitation entre les humains et les espèces marines. Les orques, comme d’autres cétacés, sont des indicateurs de la santé des écosystèmes marins. Leur comportement modifié peut refléter des problèmes plus larges, comme la surpêche, la pollution ou le réchauffement climatique. Les blessures de *White Gladis* rappellent aussi les dangers auxquels sont confrontées les espèces protégées, malgré les lois internationales censées les protéger. Les experts soulignent l’importance de renforcer les mesures de conservation et de sensibiliser le public aux impacts des activités humaines sur la faune marine.

